Ayant marqué le paysage audiovisuel français de son empreinte durant sa carrière, Charles Biétry a commenté de nombreuses rencontres sportives sur différentes antennes. Il a notamment travaillé pour TF1, France Télévisions, Canal+, Eurosport, mais aussi BeIN Sports. Cependant, il n'est plus en mesure de pouvoir parler à l'heure actuelle. Il s'agit là d'une des terribles conséquences de la maladie de Charcot, dont Charles Biétry souffre depuis quelques années. Ayant écrit un ouvrage intitulé La Dernière Vague, l'ancien journaliste sportif s'est confié au micro d'Audrey Crespo-Mara. Leur entretien, réalisé à l'aide d'un logiciel d'intelligence artificielle ayant généré une voix similaire à celle de Charles Biétry, a été diffusé dans l'émission Sept à huit le dimanche 26 janvier 2025 sur TF1.
Au début de cette interview, l'ancien commentateur sportif a notamment comparé le fait qu'il ne soit plus capable de parler à "une torture". "Les mots sont dans ma tête et je ne peux pas les faire sortir", a-t-il ainsi expliqué. Cependant, Charles Biétry parvient encore à rire de son malheur. Ce qui n'a pas manqué d'étonner Audrey Crespo-Mara. "Audrey, je suis vivant. Vivant. Il ne me reste que quelques semaines ou quelques mois à vivre. Pourquoi voulez-vous que je les gâche et que je gâche la vie de mes proches ? Je veux en profiter et faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider la recherche et les autres malades", lui a-t-il ainsi lancé. "Votre femme est votre plus grand soutien, que vous dit-elle tout le temps ?", lui a ensuite demandé la journaliste. "Nous nous aimons depuis 45 ans dans un bonheur extrême. Et la situation n'est pas facile pour elle. Pourtant, quand on a un coup de blues. C'est elle qui nous remet d'aplomb avec une phrase devenue mythique dans la famille : 'On rira jusqu'au bout'. Et ça marche", a notamment souligné Charles Biétry.
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"C'est avec son sourire et ses rires que votre femme vous aide le plus ?", a aussi voulu savoir Audrey Crespo-Mara. "Elle m'aide en existant tout simplement. Un regard, un sourire, une caresse. Ce sont des instants de bonheur", a-t-il précisé. Pour rappel, l'ancien journaliste sportif est à la tête d'une famille composée de sa femme, de ses deux enfants, et de ses quatre petits-enfants. Il a d'ailleurs évoqué leur attitude à son égard depuis qu'il est atteint de la maladie de Charcot. "Ils sont incroyables. Ils auraient pu pleurer. Ils auraient pu me montrer de la pitié. Changer leur comportement. Et j'aurais sans cesse vu ma maladie dans leurs yeux. Au contraire, tout le monde continue à vivre, à rire et à jouer, de la grand-mère jusqu'à la petite Élisa, âgée de 8 ans. De temps en temps, il arrive un dessein des petits ou une lettre des grands. Et là c'est rendez-vous avec l'émotion", a-t-il notamment dévoilé.
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