Le Byblos Saint-Tropez ne figure plus sur la liste officielle des palaces français. Comme l'a constaté l'AFP à la consultation de la liste actualisée par Atout France, l'établissement varois a quitté le cercle très fermé des hôtels distingués par ce label d'excellence qu'il détenait depuis 2012. En effet, quatre hôtels ont perdu cette distinction depuis la dernière mise à jour publiée en 2019 : le Byblos, le Mandarin Oriental Paris, le Park Hyatt Paris-Vendôme et l'Hôtel du Palais à Biarritz. La France compte désormais 27 palaces, contre 32 il y a six ans.
Créé en 2010, le label Palace vise à distinguer les établissements cinq étoiles considérés comme "d'exception". D'après les critères définis par Atout France, les candidats doivent notamment se distinguer par leur qualité de service, leur rayonnement international, leur caractère historique ou encore leur capacité à proposer une expérience sur mesure. Depuis une réforme entrée en vigueur en 2024, le label est attribué pour trois ans, contre cinq auparavant. La perte de cette distinction ne remet toutefois pas en cause le classement cinq étoiles du Byblos ni sa place parmi les établissements les plus réputés de la Côte d'Azur.
Pour le Byblos, cette évolution revêt une portée particulière. Car derrière l'hôtel se trouve une histoire familiale qui dure depuis près de soixante ans. Comme on peut le lire sur le site du groupe Floirat signatures, propriétaire de l'établissement, le Byblos a été acquis en 1967 par l'industriel français Sylvain Floirat, quelques mois après son ouverture par l'homme d'affaires libanais Prosper Gay-Para. Ce dernier avait imaginé l'établissement comme un hommage à Brigitte Bardot, devenue l'une des figures emblématiques de Saint-Tropez dans les années 1960.
Depuis, quatre générations de la famille Floirat-Chevanne se sont succédé à la tête du groupe. C'est notamment Sylvain Chevanne qui prend la direction opérationnelle en 1988 avant d'accélérer le développement des activités hôtelières de luxe. Son fils, Antoine Chevanne, rejoint le Byblos en 2001 avant de prendre la direction de la holding familiale en 2006.
Sous leur impulsion, l'établissement poursuit sa montée en gamme. Une stratégie qui est récompensée en 2012 lorsque le Byblos décroche le label Palace. Dans un document publié à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'établissement, le groupe Floirat soulignait que cette distinction venait couronner plusieurs années de modernisation tout en préservant "l'art de vivre à la française" qui fait la singularité du lieu.
Selon l'AFP, les établissements titulaires du label doivent régulièrement demander son renouvellement. Ce renouvellement n'a pas été accordé à quatre hôtels ces derniers mois. Pour prétendre à la distinction, les candidats doivent notamment bénéficier d'une "situation géographique exceptionnelle", d'un "caractère de légende" ou encore d'un service particulièrement personnalisé.
Malgré cette mauvaise nouvelle, le Byblos conserve l'essentiel de ce qui a forgé sa réputation. Depuis son ouverture en 1967, l'établissement a accueilli de nombreuses personnalités du cinéma, de la musique ou du monde des affaires. De plus, son night-club, Les Caves du Roy, reste aujourd'hui encore l'un des lieux les plus emblématiques des nuits tropéziennes. Quant au Byblos, à Saint-Tropez, l'adresse demeure l'un des symboles les plus connus de l'hôtellerie azuréenne.
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