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Quand Oxmo Puccino s'aventure dans le temple parisien du strip-tease...

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Oxmo Puccino a passé quelques minutes magiques avec les effeuilleuses du Secret Square à Paris, pour le numéro 37 du Cabinet des Curiosités de Darkplanneur.

Grand-prêtre de l'esthétisme à l'autel du Verbe rap et ciseleur pulsatif de Minutes magiques - titre de son récent live transcendant à la Cigale -, Oxmo Puccino s'est vu offrir à son tour des instants ensorcelants.

Le griot magnifique s'est laissé convier par Eric Briones, alias Darkplanneur, à un nouveau numéro de son Cabinet des curiosités qui a pris cette fois des allures de messe noire exquisément libidineuse, visitant les dessous du temple parisien du strip-tease à la française : le Secret Square (anciennement le Stringfellows). Un lieu du XVIIe arrondissement étourdissant de sensualité, qui ne peut que seoir au bon goût notoire du rappeur, plus attentif que quiconque à la forme, aux formes. Une acuité et un raffinement que confirmait son dernier album, L'Arme de paix, heureusement primé aux Victoires de la musique 2010.

Oxmo y chantait Soleil du nord, un titre urbain qui parcourait, glacé et tourbillonnant comme une feuille morte dans sa chute finale, la surface de la capitale et la superficie d'une misère sans lumière et presque sans horizon ; et voilà qu'il éprouve, sous terre, l'éblouissement devant les soleils du noir : les strip-teaseuses. Quand le charisme personnifié frôle la grâce incarnée...

Et d'apostropher le curieux ou le bizut, à la manière du maître des lieux, du maître de cérémonie : "Alors coquin, coquine, tu veux faire croire que tu es là par coïncidence, au Secret Square ? Au lieu de l'esthétique, le voyage poérotique. Laisse venir le désir du désir, à travers la vue d'un corps d'art." Un "voyage poérotique" notamment escorté en musique par une autre douceur-valise, Laisse-moi fleurter (album Cactus de Sibérie), où Oxmo contait déjà autant fleurette qu'effeuillage :

"Tu m 'as mis un brillant string
Mais as tu pensé à un strip?
Tu m'redéshabilles comme on va taper un sprint
Explique moi cette impatience
A chaque fois t'esperes et tu sais comment c'est
Sois pas celle de plus venue rater ma chance
Change tes méthodes t'contente pas d'recommencer
Coupe la lumière que j'ai l'vertige dans tes courbes
Compter la vie à l'aube j'dois retourner dans la ville

Laisse moi fleurter, va pas si vite
Laisse moi fleurter si j'hésite"

Entrecoupé de témoignages de certaines des danseuses du Secret Square, ce Cabinet des Curiosités n°37 de Darkplanneur prend des allures de reportage dans la caverne cosy de la lascivité, un antre depuis lequel le spectateur part pour "un road movie profond, solitaire, personnel, sans destination", suivant des beautés charnelles qu'Oxmo perçoit comme des "shamans, censés te faire traverser des portes pour accéder à un autre monde".

A l'orée de la transe, c'est l'occasion pour ce divin sorcier des mots, toujours ardent à dessiner les rapports humains autant dans leur dimension sociale que dans leurs transports affectifs, de poser des conditions d'accès au charme d'une femme : "Pour regarder, pour admirer, il faut prendre son temps, il ne faut pas être effrayé, il ne faut pas avoir de dette avec la gent féminine... Pour apprécier une femme, il faut franchir beaucoup d'obstacles, trop d'obstacles. Ici, c'est l'endroit où il pourrait y en avoir le moins, mais je ne pense pas que ce soit si simple que ça. Néanmoins, c'est le meilleur endroit pour en être sûr."

Les remarques d'Oxmo composent in fine une ode jouissive au suspense charnel et à l'émoustillement, dans une relecture de l'adage "post coïtum animal triste" : "Tout est dans l'appétit qu'on donne l'un à l'autre. Le coït, c'est nul."

Guillaume Joffroy

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