Avant l’avènement de la génération dorée du handball français, représenté par Nikola Karabatic, son frère Luka ou encore Bertrand Gilles, Michaël Guigou en Daniel Narcisse, il y a eu une équipe qui a révolutionné le handball en France. Sous la houlette de Daniel Costantini, élu meilleur entraîneur de handball de tous les temps par la Fédération internationale de handball (IHF), l’équipe de France va faire vivre ses premières heures de gloire au handball français dans les années 90. Arrivé à la tête des Bleus en 1985, le sélectionneur va réussir l'exploit d’aller chercher la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone.
Une performance marquante et qui va offrir un surnom mythique à toute une génération, les Barjots. Parmi les joueurs importants de cette équipe, on retrouve bien évidemment Jackson Richardson ou encore Philippe Gardent. L’équipe peut également compter sur l’un de ses tauliers, Denis Lathoud, présent depuis 1987 et qui terminera sa carrière avec 164 sélections ainsi qu’une médaille d'or aux Championnats du monde 1995. Véritable star du handball des années 90, le natif de Lyon vient de perdre la vie à seulement 59 ans, comme l’annonce L’Équipe ce dimanche 22 juin. L’ancien sportif, reconverti entraîneur à la fin de sa carrière de joueur, “est mort dans la nuit de samedi à dimanche (...) des suites d'un cancer du sang”, comme l’indiquent nos confrères.
Une bien triste nouvelle qui a évidemment fait réagir de nombreuses personnalités du monde du handball français, à commencer par Philippe Bana, président de la Fédération française de handball (FFHB) et proche du médaillé olympique. “Denis Lathoud est parti cette nuit. Le roc nous quitte. Repose en paix frère. Tout le handball adresse ses condoléances à la famille. Tous en deuil”, écrit-il sur son compte X ce dimanche. Son ancien entraîneur Daniel Costantini a également tenu à lui rendre hommage. “Un grand monsieur du hand nous quitte. Le joueur était exceptionnel quand il était en forme, il nous a remarquablement tirés vers le haut. Il avait un style de jeu très original”, exprime-t-il auprès de L’Équipe.
De son côté, Jackson Richardson garde une très bonne image de celui qu’il a longtemps côtoyé en équipe de France. “Denis c'était notre grand frère. Il avait cette facilité à bonifier son groupe. Il avait les valeurs de l'humain, de l'équipe. Il ne tirait pas la couverture à lui”, se souvient-il. “On ne va pas le pleurer, on va le fêter”, résume Philippe Gardent à propos de Denis Lathoud.
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