Le jeudi 25 septembre dernier, Nicolas Sarkozy a été jugé par rapport à l'affaire très médiatisée des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'ancien Président de la République était poursuivi pour quatre chefs d'accusation : corruption passive, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs. Finalement, il a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs et relaxé pour le reste.
Nicolas Sarkozy hérite tout de même d'une lourde peine, à savoir 5 ans de prison avec mandat de dépôt avec effet différé. Le mari de Carla Bruni a annoncé son intention de faire appel de la décision mais il est malgré tout attendu le 13 octobre prochain pour se voir signifier la date de son incarcération.
L'affaire a naturellement fait grand bruit dans les médias, étant donné qu'il s'agit d'une condamnation historique. Jamais auparavant un chef d'état en France n'avait écopé d'une peine de prison ferme. Sur BFMTV, une édition spéciale était consacrée à décrypter le dossier, et portée par Olivier Truchot et Alain Marschall. Pour les accompagner, la cheffe adjointe du service police-justice de BFMTV, Alexandra Gonzalez, était invitée en plateau. Mais son intervention a fini par lui porter préjudice.
En effet, Médiapart a révélé qu'après son passage, Alexandra Gonzalez a été convoquée par Camille Langlade, la directrice de la rédaction de BFMTV. Cette dernière lui aurait alors reproché "son positionnement lors du direct, jugé trop en défense des magistrats et du jugement prononcé contre Nicolas Sarkozy". Un constat contre lequel la Société de journalistes de BFMTV a rapidement objecté, à travers un communiqué officiel visant à défendre Alexandra Gonzalez.
"Lors d'un retour sur la journée de la veille avec la direction, il a été indiqué à l'une des journalistes de la chaîne que son rappel des faits face à des invités avait été perçu comme trop en défense de la magistrature à l'antenne. La SDJ ne partage pas cette analyse et lui apporte tout son soutien. Rappeler des faits dans un contexte de débat ne peut être considéré comme une prise de parti", partage l'association.
Ni BFMTV ni Alexandra Gonzalez n'ont, de leurs côtés, réagi.
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