Le 22 novembre 2025, deux hommes s’introduisent dans le domicile de François Hollande et Julie Gayet, situé dans le 20e arrondissement de Paris. Ils profitent alors de l’absence du couple et d’un portillon laissé "ouvert" pour pénétrer, sans outils ni sac à dos, dans le domicile de l’ancien président. Ils y dérobent un iPad, une montre Casio ainsi qu’une médaille. Quatre jours plus tard, les deux hommes sont interpellés par les enquêteurs lors d’une opération menée en Seine-Saint-Denis. Ils sont ensuite mis en examen et placés en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire initialement ouverte pour "vol en bande organisée".
Mais l’affaire prend une dimension particulière en raison de l’identité des victimes et des moyens d’enquête déployés pour retrouver les suspects. Ce mercredi 23 septembre, devant la 14e chambre correctionnelle de Paris, la présidente leur demande notamment : "Pourquoi cette adresse précisément ?", rapporte Le Parisien. Salah B. et Bilel D. assurent alors que leur présence à cette adresse relevait du "hasard" et qu’ils ne "savaient pas que c’était la maison de M. François Hollande". Les deux prévenus reconnaissent leur erreur. "On a fait une grosse erreur", déclarent-ils à la barre. Leur avocate, Me Julia D’Avout-d’Auerstaedt, dénonce de son côté une "justice à deux vitesses" et estime que d’importants moyens ont été mobilisés en raison de l'identité des victimes. Elle souligne notamment que ses clients ont passé dix mois en détention provisoire "avec la canicule, les rats, les cafards, la surpopulation".
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Lors de l’audience, le parquet avait requis douze mois de prison ferme et d’une interdiction du territoire français pendant dix ans, ou, à défaut, d’une interdiction de Paris pendant trois ans. En avril dernier, la qualification de "vol en bande organisée" avait été abandonnée au profit de celle de "vol en réunion", selon les informations rapportées lors du procès par leur avocat, et ils ont tout de même passé dix mois en détention provisoire. Finalement, la verdict tombe et les deux hommes sont condamnés à 18 mois de prison avec sursis.