Longtemps associé au journal télévisé de TF1, qu'il a présenté comme joker de 2006 à 2011, et à l’émission Sept à Huit, qu'il continue d'incarner depuis deux décennies, Harry Roselmack ne se définit pourtant pas (du tout) uniquement comme un homme de télévision. À 52 ans, il a eu plusieurs vies, et ces dernières sont loin de se cantonner au cadre du petit écran.
Dans un entretien accordé au Parisien le 8 mai 2026, le journaliste de 52 ans revient sur ses nombreuses activités artistiques et intellectuelles. À l’occasion de la sortie de son troisième essai philosophique, intitulé L’Amour malgré la peur (Éditions Trédaniel), Harry Roselmack explique d'abord avoir un intérêt important pour la philosophie. Un intérêt qui rejoint d'ailleurs finalement celui qui l’a poussé vers le journalisme. “Les gens m’intéressent. Ce qui me passionne, c’est leur monde intérieur plus que leur paysage”, déclare-t-il. Il développe sa réflexion sur L'Homme avec un grand "H" depuis plusieurs années à travers ses livres, après avoir déjà publié Il n’est jamais trop tard pour naître (éditions Jouvence) en 2022 et Dieu, la source et l'univers philosophal (aux mêmes éditions) en 2024.
Mais l’écriture n’est pas son seul terrain d’expression. Dans le même entretien, celui qui se revendique artiste, considérant "qu'on l'est tous", révèle à nos confrères ses activités moins connues dans le cinéma et la musique. En 2017, il avait réalisé le drame Fractures, son premier long-métrage en tant que réalisateur. Un projet pour lequel il s’était investi jusqu'au bout, y compris là où on ne l'attendait pas. “J’ai aussi fait de la musique ! Pour mon film Fractures, j’ai fait une bande originale”, développe-t-il ainsi. Avant de préciser, pas peu fier : “J’étais en studio avec le mixeur et j’ai adoré ça. Apparemment, j’ai une oreille, donc j’ai participé vraiment à la structuration des morceaux tels qu’ils existent. J’ai aussi écrit des textes de chansons”.
Boulimique de projets qui ont du sens, le compagnon de Jennifer Galap explique avoir aujourd'hui "peur de beaucoup de choses" mais assure ne pas vouloir se laisser paralyser par le stress ou les mauvais sentiments. Par exemple, celui qui fut le premier journaliste noir à présenter le 20 Heures de TF1 a vite relativisé sa notoriété soudaine "pour ne pas se surcharger de ça".
Harry Roselmack assure par ailleurs ne nourrir aucun regret concernant ses choix de carrière. Et sûrement pas celui d’être parti du journal de 20 heures. Si certaines personnes "ont pu croire qu'[il] quittai[t] quelque chose de très important", il explique que cette décision était loin d'être un renoncement à ses yeux. "Ça ne rentrait même pas dans l’équation", souligne-t-il. Il rappelle d’ailleurs ne pas avoir totalement tourné la page du format d’information, puisqu’il a conservé son engagement dans Sept à huit, où Audrey Crespo-Mara s'occupe des portraits. Une manière, pour l'homme multi-facettes, de poursuivre son parcours télévisuel sans chercher le prestige, plutôt la loyauté envers lui-même. Une valeur importante pour quelqu'un qui, avant tout, "aime écrire", "aime transmettre", "aime recevoir et redonner".
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