Dans les colonnes de Paris Match, Laurent Voulzy et sa compagne Isaure, de 33 ans sa cadette, se dévoilent comme rarement, à l'occasion de la sortie en librairie de Caché derrière, l'autobiographie du chanteur. Un ouvrage qu'il a co-écrit avec sa dulcinée, et qui porte le nom de son troisième album, récompensé de l'une de ses six Victoires de la musique.
C'est elle qui a réussi à le faire parler de ses fêlures, comme lorsqu'il a été "placé en nourrice par sa mère à 3 ans". Une introspection inédite pour l'artiste : "Elle a réussi à me faire dire les choses, reconnaît le chanteur. C'est en relisant le texte terminé que j'ai compris un peu plus qui j'étais, ce qui m'avait forgé." Leur histoire a d'ailleurs tout d'un roman : il y a sept ans, lors de sa tournée des églises, le chanteur reçoit une lettre d'Isaure qui "veut lui présenter ses chansons, elle qui a remis toute sa vie en question après la mort de son père". Ce qu'elle ignorait, "c'est que Laurent tomberait amoureux d'elle au premier instant".
Mère de deux garçons, elle débarque dans la vie d'un Laurent Voulzy alors "dans une situation personnelle compliquée" et "en instance de divorce avec son épouse". Pourtant, malgré ce coup de foudre et une complicité artistique qu'ils comparent au duo Birkin-Gainsbourg, le couple de 77 et 44 ans a fait un choix de vie singulier. Loin de précipiter les choses, face à "des domiciles éloignés et l'envie de prendre son temps", ils ont décidé de préserver leur indépendance. Le couple "n'habite d'ailleurs toujours pas ensemble", précise Paris Match.
Cet ouvrage intimiste est également l'occasion pour l'artiste d'aborder une épreuve très personnelle, gardée secrète jusqu'à aujourd'hui. "Il y a dix ans, se souvient Laurent, on m'a diagnostiqué un cancer de la prostate", lit-on dans Paris Match. Une annonce brutale, survenue à une période particulièrement délicate : "C'était juste avant Noël et le message que le médecin m'avait laissé sur mon téléphone portable n'était guère encourageant", confie-t-il. Soucieux de ne pas assombrir les célébrations de fin d'année de son entourage, l'ami d'Alain Souchon a fait le choix du silence. "J'ai attendu que les fêtes soient passées pour le recontacter, sans en parler à qui que ce soit." Heureusement, l'issue est heureuse puisqu'il a finalement été "pris en charge à temps en Angleterre".
S'il a décidé de lever le voile sur ce traumatisme dans ses mémoires, c'est avant tout dans un but altruiste : "Je trouvais important de l'évoquer dans mon livre pour dire que l'on peut aussi s'en sortir."
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