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Aïssa Maïga face au chaos : ''J'ai perdu mon père à 8 ans, puis mon frère''

Voix d'Aya de Yopougon et partenaire de Max Boublil dans Prêt à tout, Aïssa Maïga répand un charisme puissant, fait de talent, de beauté et de force. L'actrice française de 38 ans défend ses oeuvres avec passion, revient sur son parcours et parle sans langue de bois du cinéma français et de ses engagements. Une interview pour le matazine Be qui dévoile les bonheurs de la comédienne, comme ses blessures.

Rayonnante lors de ses apparitions sur tapis rouge, dernièrement lors du festival du film Les Hérault du Cinéma et de la Télé 2013 au Cap d'Agde le 30 juin, Aïssa Maïga n'est pas seulement une femme pétillante et confiante : "Ce qui est sûr, c'est que mon histoire ne se lit pas sur mon visage. Sans avoir été Cosette, j'ai dû affronter, dans mon enfance et mon adolescence, des questions d'ordre majeur. J'ai perdu mon père à 8 ans, puis mon frère. Et tandis que je traversais ces moments de chaos, on me prenait pour une fille d'ambassadeur ultrafavorisée !"

Femme engagée, elle collabore avec l'Amref qui lutte pour la médecine et la recherche en Afrique et soutient Planet Finace, la fondation de Jacques Attali, et les Indivisibles de Rokhaya Diallo qui se bat contre les discriminations. Elle porte un regard critique sur l'humanitaire "souvent pétri de paternalisme" et connaît bien les terres d'ailleurs. D'origine malienne par son père et sénégambienne par sa mère, Aïssa Maïga, qui est née à Dakar, a voyagé en Ouganda.

Aïssa Maïga se veut disponible pour les autres et souhaite aussi oeuvrer pour faire changer l'image des acteurs d'origine étrangère dans le cinéma : "Il n'est pas normal que je sois la seule comédienne noire en haut de l'affiche." Elle citera Claudia Tagbo, mais qui d'autres ? "Il est urgent que la diversité soit montrée car, paradoxalement, la xénophobie existe. La responsabilité est collective. Je ne veux pas d'un champ de bataille pour mes petits-enfants." Elle se réjouit du parcours d'Omar Sy, qui revient souvent au Sénégal puiser de la force et de la sagesse : "Omar nous éclabousse de son bonheur ! Mais je ne le charge pas d'une mission : il trace sa route. Ce n'est pas un hasard si ça lui arrive. C'est quelqu'un qui dit oui à la vie."

La vie, ce sont aussi des rencontres. Elle en contera une très belle, lors du Festival du film de Marrakech, Martin Scorsese : "On me le présente, il me demande d'où je suis originaire, et quand je lui réponds que je viens du Mali et du Sénégal, il me dit d'un air très sérieux : 'Vous devriez voir Bamako, d'Abderrahmane Sissako'. J'ai cru qu'il se moquait de moi, car j'interprète dans ce film le rôle principal, une chanteuse de bar africaine ! Quand quelqu'un lui a expliqué sa méprise, je suis devenue rouge sous ses compliments. C'était une rencontre hallucinante. Scorsese est un grand passionné du Mali, qu'il a découvert par le biais de la musique. Il a réalisé le documentaire Du Mali au Mississippi, qui retrace les origines du blues." Aïssa Maïga pourrait parler encore longuement du grand Marty, puisque c'est avec lui qu'elle choisirait d'être enfermée dans un ascenseur pour discuter des heures.

La belle Aïssa prépare par ailleurs la réalisation de son premier long métrage, un projet qu'elle nourrit depuis plusieurs années, Il faut quitter Bamako. Ce film, inspiré en partie de son vécu, suit les tribulations d'une Parisienne qui retourne à Bamako pour enterrer son père. Bloquée au sol par une tempête de sable, elle rencontre une bourgeoise africaine fantasque qui lui propose de traverser le pays à moto pour rejoindre le lieu de l'enterrement.

"Aya de Yopougon", en salles le 17 juillet
"Prêt à tout", en salles le 25 septembre

Retrouvez l'intégralité de l'entretien dans le magazine Be du mois d'août
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