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Claire Ponchy, morte dans l'accident de l'A1 : son petit ami Jérémy s'exprime

Claire Ponchy et son petit ami Jérémy Paulon au Modjo, l'établissement de nuit à Compiègne où ils se sont connus. La jeune femme a trouvé la mort dans la nuit du 5 au 6 mars 2017 dans l'accident survenu sur l'A1 impliquant le minibus de tournée de la chanteuse Jenifer. Photo produite avec l'aimable autorisation de © M. Jérémy Paulon.
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Compagnon de la jeune femme tuée dans le tragique accident impliquant la chanteuse Jenifer, Jérémy Paulon, en deuil, cherche à comprendre...

Claire Ponchy aurait eu 23 ans le 31 juillet prochain. "Pétillante et très gentille", selon son frère Stevie, "très heureuse et très serviable" d'après son ancien employeur à l'établissement de nuit Le Modjo à Compiègne, elle semblait avoir presque tout pour elle - les commentaires endeuillés publiés en cascade sur les réseaux sociaux en attestent -, y compris un petit ami attentionné qu'elle "écoutait" et qui avait une influence positive sur elle. La jeune femme est morte dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 mars 2017, à l'arrière d'une Citroen C2 conduite par un garçon qu'elle ne connaissait pas vraiment et percutée par un van transportant la chanteuse Jenifer, de retour avec cinq collaborateurs d'un concert à Bruxelles.

Qu'elle parte tranquillement...

Jérémy Paulon était en couple depuis quatre mois avec Claire, que certains de nos confrères ont à tort qualifiée de "célibataire", à son grand dam. Le jeune homme de 27 ans, qui a créé une page Facebook à la mémoire de sa bien-aimée ainsi qu'une cagnotte Leetchi en vue de soutenir la famille dans l'organisation des obsèques, ce lundi 13 mars à Amiens, était loin d'elle au moment de l'accident qui lui a coûté la vie. "J'étais aux sports d'hiver, je suis rentré dès que j'ai pu, le lendemain. Elle travaillait donc elle ne pouvait pas venir en vacances. Elle m'avait dit qu'elle ne sortait pas, pour moi elle allait se coucher, elle m'a dit bonne nuit... Et voilà...", a-t-il confié, très affecté, lors d'un entretien en toute sincérité qu'il a eu l'amabilité et le courage d'accorder à Purepeople.com au lendemain de la veillée organisée vendredi soir, la dépouille ayant enfin été restituée après autopsie. Le début d'un difficile processus de deuil : "Il va falloir un peu de temps. J'ai déjà pu la voir, ça m'a fait du bien. En espérant qu'elle parte tranquillement et qu'il n'y ait plus trop de problèmes. Mais à mon avis, les problèmes commencent seulement parce qu'il va y avoir les procédures, ça va être long", prédit-il à juste titre.

Pour l'instant, sa priorité est que l'enterrement se passe bien. "Je préfère qu'on garde une belle image. On peut s'informer, car il y a une star qui est en cause donc ça fait plus parler, mais au moins un peu de respect, demande-t-il, outré que des médias aient pu le solliciter pour obtenir des images des funérailles. Voir une photo du cercueil, on s'en fout et elle s'en foutrait aussi."

Après l'ultime adieu, ce chef d'entreprise dans l'événementiel de luxe, qui "travaille pour de grosses soirées privées avec des gens connus, comme... Jenifer" – "mais je n'ai pas travaillé avec elle", souligne-t-il aussitôt -, attendra surtout d'avoir des réponses. Pour comprendre ce qu'il s'est passé cette nuit-là sur l'A1, peu avant 2 heures du matin, non loin de la gare de péage de Chamant (Oise) dans le sens Lille-Paris. "Parce que pour faire le deuil, c'est bien d'avoir le corps et de la laisser partir, mais c'est aussi de comprendre et de connaître les circonstances exactes de l'accident. J'ai envie d'avoir au moins une version claire", dit Jérémy, pointant du doigt les nombreuses zones d'ombre.

Justement, je n'avais pas voulu lui laisser ma voiture...

Amiénoise installée depuis un peu moins de deux ans à Compiègne, où elle travaillait comme serveuse, Claire Ponchy avait visiblement décidé, bien qu'elle ait dit à son copain qu'elle allait se coucher, de partir faire la fête dans la capitale après la fin de sa journée à la Brasserie parisienne. "J'étais très proche de Claire, on s'est mis ensemble rapidement, elle me racontait tout. Après, il y a toujours quelques petits mensonges, tant pis, ça ne sert plus à rien d'en parler, relativise Jérémy. Elle a voulu sortir et comme elle n'avait pas de voiture, elle a appelé ces gens-là, et voilà... Moi, je n'avais pas voulu lui laisser ma voiture parce que j'ai une voiture de sport et je n'avais pas envie - justement je le lui avais dit avant de partir - qu'on m'appelle et qu'on me dise qu'il s'est passé un drame avec ma voiture... Je savais qu'elle avait un peu le pied lourd, elle rigolait toujours de ça. Et sachant que son travail était à cinq minutes de la maison, je me suis dit que ça ne servait strictement à rien qu'elle ait une voiture, ça allait juste être pour sortir et je n'avais pas envie qu'il y ait un drame. Malheureusement, il y en a eu un quand même."

Claire avait peur... Oui, j'en veux au conducteur

La demoiselle de 22 ans, qui n'a pas connu son père et qui, élevée par une tante, n'était guère proche de sa mère, a donc passé des coups de fil et trouvé quelqu'un pour l'emmener. "Tout le monde a été surpris en entendant le nom de l'autre victime, le footballeur Youcef Touati [il se trouve actuellement dans un coma profond, NDLR]. Il était avec un certain Malik dans la voiture. Jamais elle n'avait dit à quiconque les connaître", observait il y a quelques jours M. Paulon auprès d'Oise Hebdo. "Je ne les connaissais absolument pas. Et très peu de ses amis les connaissaient, nous confirme-t-il. Youcef, ils s'étaient vus peut-être deux fois, avec une amie que je connais. Il était marié avec deux enfants, on nage un peu dans l'histoire... C'est un peu flou."

Pour ce qui est de l'atmosphère à l'intérieur de la C2, en revanche, il y a des éléments plus tangibles. Grâce aux derniers messages de Claire, on sait qu'elle était loin de se sentir rassurée par la conduite de son chauffeur. Elle avait même un mauvais pressentiment. "Le conducteur, oui, je lui en veux. J'ai pu lire les derniers messages qu'elle a envoyés à sa voisine, puisque moi je dormais : elle lui a dit qu'elle avait peur. En gros, elle le sentait, qu'elle n'aurait pas dû y aller. Il roulait vite et, dans un virage, elle marque qu'il a explosé un pneu, puis elle dit qu'elle a peur, qu'elle le sent pas, qu'il roule à faible allure sur l'autoroute avec un pneu crevé... Donc il roulait vite, ça, elle le marque bien." Les conditions de circulation de ce véhicule sont encore troubles : "On ne sait même pas vraiment où la voiture était placée, si les feux étaient vraiment éteints, si la voiture circulait à faible allure ou si elle était sur la bande d'arrêt d'urgence, je ne sais pas quand ils souhaiteront nous répondre. Moi, personne ne m'a appelé. Pourtant, j'étais tous les jours avec Claire. J'avais mon appart, elle le sien, mais on dormait tous les jours ensemble", nous explique Jérémy, frustré.

Les frères de Claire Ponchy, qui faisait partie d'une fratrie de sept, ont porté plainte contre le jeune homme qui était au volant de la Citroen, au sujet duquel bien peu d'informations sont disponibles. "Il a survécu, il parle, on peut aller le voir, mais on ne peut pas le questionner", résume Jérémy Paulon. Quant à l'autre conducteur impliqué, qui conduisait le van Mercedes venu percuter la Citroen, une action devait également être intentée à son encontre. "C'est lui le fautif", accusait Stevie Ponchy, frère de la défunte, dans un entretien avec le magazine Public, dans lequel il signalait en outre que Jenifer n'avait pas cherché à prendre contact.

Je n'arrive pas à comprendre

S'il se garde bien de toute déduction hâtive et de distribuer les blâmes tant que les circonstances exactes ne sont pas connues, Jérémy Paulon, fort de sa solide expérience de professionnel de la route (140 000 kilomètres par an dans le cadre de ses anciennes activités) et de sa connaissance chevronnée de la circulation sur autoroute, ne peut s'empêcher de s'interroger : "Je n'arrive pas à comprendre comment on a pu ne pas voir la voiture, se demande le jeune homme par ailleurs titulaire du permis super poids lourds après avoir servi dans l'armée de Terre. Ce doit pourtant être un chauffeur professionnel, qui a l'habitude de ces longs trajets, comment il a pu ne pas voir la voiture, je n'arrive pas à comprendre. Même sans feux, on voit le véhicule, en 140 000 kilomètres par an, j'en ai vu et encore je n'avais pas des beaux phares au xénon à l'époque. Maintenant, on a quand même des sacrés projecteurs sur les voitures."

Fataliste, il poursuit : "Après, c'est un accident, on ne pourra rien y faire. Qu'il prenne 18 ans de prison ou 5 ans, ça ne va pas faire revenir Claire. Moi, je n'ai de haine contre personne. J'espère qu'il répondra de ses actes. La justice fera les choses. Vous savez, la justice... De toute façon, nous on est impuissant, maintenant c'est la justice qui va décider et qu'on soit content ou pas content, cela restera la même décision. Maintenant, je veux juste que Claire parte tranquillement."

Jérémy Paulon aurait pourtant voulu tellement plus pour Claire Ponchy, qui "avait beaucoup changé depuis qu'elle était avec [lui]". "J'essayais de la faire évoluer du bon côté, pour éviter ce genre de drame par exemple. Elle était beaucoup à sortir, elle aimait bien faire la fête, mais après quand on est en couple on essaye soit de sortir avec son copain, soit de limiter un petit peu pour profiter aussi à deux. J'essayais d'éviter qu'elle sorte trop. Je n'étais pas là à lui mettre des barrières. Moi je voulais qu'on ait des bonnes fréquentations et qu'il n'y ait pas de problème. Je voulais son bonheur..."

Entretien exclusif avec M. Jérémy Paulon, toute reproduction interdite sans la mention de Purepeople.com.

La rédaction de Purepeople.com tient à réitérer ses plus sincères condoléances et son respectueux soutien à M. Paulon ainsi qu'à tous les proches de Claire Ponchy.

GJ

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