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Hangar : Leur hangar, leur âme, détruit par un incendie criminel ! Antonin était à l'intérieur...

Vous connaissez sans doute cette expression, certes galvaudée, mercantile, désincarnée, volontiers adjointe aux métaphores sportives, mais pas moins éloquente : celle de "supplément d'âme". Pour Hangar, le... hangar auquel les jeunes et très prometteurs rockeurs ferretcapiens doivent leur nom mais aussi leur son, leurs souvenirs, leurs images (jusqu'au visuels de leurs disques), leur naissance et leur avenir, c'était cela : leur supplément d'âme. Ce petit bonus de mythologie qui ajoutait à leurs débuts tonitruants, ce symbole de compagnonnage potache, d'authenticité aquitaine et de rock buissonnier qui conférait au groupe Hangar sa fiche identitaire en même temps que son grain de sel, découvert avec le single Version Originale (le clip, à revoir ci-dessus, y avait évidemment été tourné).

Mais le hangar a brûlé. Un incendie criminel. Un incendie criminel dans lequel Antonin Bartherotte, le leader de la formation, aurait pu périr lui-même s'il ne s'était pas éveillé et n'était pas sorti avant que le brasier avale la cabane et la souffle. Et pour tout vous dire, on a aujourd'hui le coeur bien gros pour ces six garçons si sympathiques et si sains.

Le matériel est parti en fumée, et, avec lui, les souvenirs, l'acoustique, les carnets de musique, le quotidien, l'home-âme. "Entre les grands pins à moitié calcinés, il ne reste plus rien, vraiment plus rien", constate mornement le quotidien Sud-Ouest (article intégral ici) sur les lieux, se faisant l'écho du feu qui s'est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi, sur la propriété Bartherotte.

Dans le clan Bartherotte, l'origine criminelle ne fait aucun doute : Antonin, qui dormait au hangar assure avoir entendu des pas. "Je me suis couché vers 22 h 30 au rez-de-chaussée, dans le fond du hangar. Et pour la première fois depuis des semaines, j'étais seul. Vers 2h15, dans mon sommeil, j'ai entendu les pas de quelqu'un dehors, juste derrière moi. J'entends que ça trafique. Je me lève vers la fenêtre pour voir ce qui se passe et là j'entends distinctement le souffle de l'essence qui s'enflamme. Je suis sorti dehors pour tenter d'apercevoir la personne que j'ai entendue derrière le mur et c'est alors que j'ai vu les flammes monter derrière le bâtiment. J'ai aussi vu le filet d'essence enflammé au sol", raconte-t-il, choqué, à Sud Ouest. Et d'ajouter, accablant : "Il n'y avait donc pas de meilleur endroit pour allumer le feu, ça ne peut être que prémédité, et ça a été bien fait". Tellement bien fait que le jeune homme s'en trouve lui-même anéanti, et ses amis avec lui à n'en pas douter : "Vers 3 heures, le hangar s'est effondré. Il y avait des flammes incroyables de plusieurs dizaines de mètres de haut, et comme une pluie d'étoiles sur tout le terrain. On voyait le feu depuis le Pyla. Les vitres ont explosé. Et c'est toute ma vie qui est alors partie en fumée."

Il raconte encore : "Il y a quinze jours à peine, on était au hangar avec Matthieu Chedid [qui contribua à amener les projecteurs sur ce groupe qui l'a séduit, en lui offrant la première partie de ses spectacles, NDLR], Guillaume Canet et Marion Cotillard. Le premier album de notre groupe, qui doit sortir cette fin d'année, a été enregistré ici. C'est vraiment toute ma vie qui était ici. Le hangar, c'était l'âme de chez nous."

La thèse de l'incendie criminel, comme l'explicite Sud Ouest, n'est ni gratuite, ni anodine, concernant ce bâtiment qui avait servi de décor au film Oui d'Alexandre Arcady - c'est d'ailleurs pour ce tournage que le permis de construire avait été émis. Le père d'Antonin, Benoît Bartherotte, est un homme d'influence et de poigne, sur le Bassin. Lui qui a entrepris de bâtir personnellement, sur ses deniers (et faisant la nique à une administration passive), une digue pour tenter de préserver cette région sublime mais menacée, qui pourfend les velléités immobilières mal placées, s'est attiré, à force de différends forcément virulents concernant ces lieux privilégiés, de solides inimitiés.

Dérangeant... et navrant.

G.J.

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