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Les Infidèles : Jan Kounen évincé du film explique sa déception

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Il y a cinq ans, Jean Dujardin prenait la pose de Frédéric Beigbeder dans 99 Francs (2007), une comédie hystérique sur un publicitaire cynique et particulièrement désespéré par la gigantesque farce à laquelle il participait. Derrière la caméra, Jan Kounen, réalisateur iconoclaste révélé par l'ultra-violent Dobermann (1997) puis sérieusement amoché par l'échec de Blueberry : L'Expérience interdite (2004), un western mystique avec Vincent Cassel.

Passé sous les radars depuis la déception de Coco Chanel & Igor Stravinsky (2009) au box-office, Jan Kounen devait revenir en grande pompe dans Les Infidèles, le film à sketches porté par Jean Dujardin et Gilles Lellouche en duo de braguettes, et dans lequel il devait dévoiler Mélanie Doutey dans la peau d'une jeune femme tordue. Pourtant, dans le numéro de février de Première, Gilles Lellouche expliquait que le segment avait du être coupé du montage final : "L'univers de Jan, flamboyant et démesuré, ne s'inscrivait pas dans la tonalité générale, assez réaliste (...). Si le film marche en salles, le distributeur est d'accord pour le ressortir avec le sketch en plus. Je compte sur vous. Soutenez ma femme !"

Alors que Les Infidèles a dépassé le million d'entrées en seulement une semaine, Technikart revient sur les coulisses de ces dix-sept minutes avortées. À l'image, Mélanie Doutey ramenait un inconnu - interprété par son compagnon à la ville - dans sa maison perdue au milieu des bois, avant que le mari baraqué ne débarque et surprenne leurs ébats. Tandis qu'il se jetait sur le pauvre homme, la femme infidèle observait la scène derrière un judas, se caressant devant cette débauche de violence et de testostérone. La suite mettait en scène du sexe, de la violence, une moto et une perruque bleue dans une vision inspirée du manga.

Premier concerné, Gilles Lellouche explique : "C'est vrai qu'il y avait un gros souci de longueur mais c'est vrai qu'on aurait pu couper un autre sketch. C'est tombé sur celui-là parce qu'il était un peu orphelin, un peu atypique, au sein d'un projet disons, euh.. plutôt réaliste." Force est de constater qu'entre les couloirs de l'hôtel filmés par Michel Hazanavicius, la quête dramatique d'une Lolita d'Eric Lartigau et la joute verbale-caméra épaule d'Emmanuelle Bercot, l'univers de Jan Kounen semble difficilement pouvoir trouver sa place dans un film composé de plusieurs histoires mais réuni par une même ambiance.

Visiblement embêté par l'éviction d'un cinéaste à part, Gilles Lellouche continue : "Le fait de montrer quelques extraits des Infidèles au Congrès des exploitants à l'automne dernier a fait dévier la trajectoire du film. On arrivait là-bas comme des outsiders, derrière des grosses machines comme La Vérite si je mens ! 3 ou le Marsupilami, et paf, c'est notre film qui se chope un buzz monstrueux. A partir de là, le distributeur nous dit : 'Oh la la, les gars, il se passe un truc'. Alors tu te mets à y croire et, au montage, au lieu d'aiguiser le film, bah tu polis..." Jeté en patûre lors d'une projection test, le sketch de Jan Kounen récolte des scores loin d'être convaincants. "Mais c'était une connerie de faire ça (...) Par contre, ça a conforté ceux qui doutaient. Je suis le premier dépité par cette affaire. On engage un mec pour qu'il amène son univers et on finit par le débarquer parce que, précisément, il nous a rendu une copie trop proche de son univers. C'est absurde. Au fond, c'est nous, les nazes." Si l'acteur et réalisateur avoue ne jamais s'être pris pour un artiste underground avec Les Infidèles - "On n'a jamais pensé à invité Quentin Dupieux, hein" -, il semble particulièrement affecté par l'affaire, d'autant plus que l'excellente Mélanie Doutey, sa compagne et maman de sa petite fille Ava, est aussi passée à la trappe.

De son côté, l'intéressé semble plus amer. Malheureusement habitué à être boudé par le milieu, la presse et le public, Jan Kounen explique que ce genre de décision économique est "typique du cinéma français. (...) Jean [Dujardin] aura du mal à dire qu'il a peur. Tout ce que je sais c'est qu'un jour au téléphone, il m'a dit : 'Jan, si on met ton sketch, on va perdre 40% des entrées en deuxième semaine". Profondément ébranlé par l'expérience, le réalisateur semble définitivement écoeuré par le cinéma français : "C'est un peu comme une déception amoureuse oui, et je dois t'avouer qu'aujourd'hui, le scénario de 99 Roubles [la suite de 99 Francs avec Jean Dujardin] je l'ai un peu remis en dessous de la pile. Peut-être que je retrouverai le goût, mais il y a quelque chose qui s'est cassé, hélas. C'est sensible pour moi cette histoire." Espérons que le temps permettra à ce réalisateur haut en couleur de revenir en force sur les écrans.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans Technikart, mars 2012.

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