Navigatrice hors pair, femme déterminée et engagée, Maud Fontenoy est une personnalité hyperactive qui vogue fièrement sur les mers de l'écologie comme de la médiatisation. Le 7 juin, son documentaire Tahia, cap sur les Caraïbes, va être diffusé sur France 2, à la veille de la journée mondiale des océans, et L'Express lui consacre alors un portrait... pas toujours à son avantage. Extraits.
Tous ne partagent pas cet enthousiasme à propos de cette princesse des mers : "Accro à la lumière, Mlle Fontenoy n'aime guère la partager avec moins célèbre qu'elle." Lors d'une soirée à Cannes, elle avait demandé au photographe Thomas Vollaire, désormais son ex-compagnon et père de Mahé, son fils de bientôt 3 ans, "de marcher dix mètres derrière elle pour éviter qu'il n'apparaisse sur les photos".
Son addiction à la lumière provoque l'inimitié des voileux, n'aimant pas qu'elle tire la couverture uniquement sur elle : elle se dit première femme à réaliser un tour du monde en solitaire à l'envers mais "l'exploit revient à la Britannique Dee Caffari et la Française a bouclé le tour de l'hemisphère Sud, pas du globe", clament-ils.
Sa fondation fait également grincer des dents. Basée aux Pays-Bas, elle est présentée comme un "organisme d'utilité publique" mais "ne jouit pas de ce statut en France". Les premiers bilans sont minces, qui se soldent par des opérations de nettoyage de plages, des poignées de sorties avec des enfants malades ou encore une expédition dans les terres australes et antarctiques pour quatre ados. "Elle n'apparaît pas sur nos terrains," estime la puissante fondation France Nature Environnement. Par ailleurs, le relais hexagonal de sa fondation situé sur la péniche Saint-Paul à Paris ne la fait pas souvent venir, indique le propriétaire des lieux, la boîte à lettres déborde de courrier non ramassé... Pour cette fondation, elle avait d'ailleurs "bombardé Laeticia Hallyday et Luc Besson parrains". On n'entend plus beaucoup parler de leur présence.
Son charisme lui permet toutefois de séduire nombre de personnalités telles que Nicolas Hulot, lui aussi écolo, également très présent dans la lumière, ou encore Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie, parrain de Mahé et qui lui voue "une admiration totale". Il l'a d'ailleurs faite marraine du Grenelle de la mer, vice-présidente du Conservatoire du littoral et l'une des personnalités qualifiées au Conseil économique, social et environnemental - "une sinécure payée 3 700 euros brut par mois pour 4 demi-journées de travail"...
"Génie de la com'" pour Michel Drucker, Maud Fontenoy est une passionnée accro à la lumière... Attention à ne pas se brûler les ailes à trop vouloir atteindre le soleil.
Retrouvez l'intégralité de l'article dans le magazine L'Express du 1er juin.
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