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Philippe Caubère, accusé de viol : Le récit horrible de sa dénonciatrice

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Elle s'appelle Solveig Halloin. Elle a porté plainte pour viol contre le comédien Philippe Caubère. Devant la caméra du Huffington Post, elle raconte le cauchemar qu'elle a traversé sous l'emprise d'un homme qu'elle admirait...

Une enquête pour viol a été ouverte par le parquet de Béziers contre le comédien, metteur en scène et auteur Philippe Caubère. On ne savait rien des détails de la plainte déposée contre lui. La dénonciatrice a décidé de témoigner, à visage découvert, dans une vidéo publiée par le Huffington Post. Elle s'appelle Solveig Halloin.

"C'est mon métier, le théâtre, et je connaissais Philippe Caubère. C'était quelqu'un que j'admirais. (...) J'avais coutume de l'appeler d'ailleurs 'mon père artistique'."

En 2010, Solveig Halloin assiste à une pièce. Dans le hall du théâtre, elle va saluer celui qu'elle admire : "Je lui ai dit de façon un peu naïve, peut-être stupide, je ne me rends pas compte, en tout cas je me suis avancée vers lui et je lui ai dit : je vous aime. Je lui ai dit que je connaissais tout de lui." Philippe Caubère l'invite à prendre un verre rapide au bar. Il repart avec son numéro de téléphone : "Et alors là, le cauchemar a commencé. Quinze minutes après, j'avais le premier texto." Plusieurs suivent cette même nuit, idem la nuit suivante avec "des tas de questions". "Je lui réponds sur le plan théâtral. Un dialogue m'intéressait avec lui mais d'un point de vue artistique." Viennent pourtant très vite les questions personnelles : "Est-ce que tu as un petit ami ? Est-ce qu'il te baise bien ?", raconte Solveig Halloin. Puis : "Mon père vient de mourir, je suis devant sa tombe et je pense à toi."

Mon père vient de mourir, je suis devant sa tombe et je pense à toi

Solveig Halloin parle de la "comédie du coup de foudre". Pour la dénonciatrice de Caubère, le piège est là. Elle entre dans un rapport où elle croit avoir le dessus. Il lui aurait proposé de la faire venir à Paris pour qu'ils se rencontrent, mais il aurait été très clair sur ses intentions : "On se baisera." Il n'en est pas question pour la jeune femme : "Je rappelle qu'il a 60 ans, que c'est une figure paternelle pour moi." Pour autant, ce rendez-vous à Paris a eu lieu. "On est allé prendre un verre. J'ai commencé à parler de choses artistiques, il avait l'air de s'ennuyer profondément. Moi j'étais très impressionnée. Pour moi, j'étais face à un personnage. Et comme il avait l'air de s'ennuyer, je me suis dit que je devais être ennuyante (sic). Et, pour paraître dans le coup, en arrivant dans son appartement, je lui dis : 'Ah, c'est là ta garçonnière.' Et il me regarde et il dit : 'C'est pas ma garçonnière, c'est mon baisodrome.'"

C'est alors que les choses dérapent. Il l'embrasse, lui demande de s'allonger, de se déshabiller. Elle accepte. Il lui écarte les cuisses "pour voir", "tellement brutalement" que Solveig Halloin se "fait une déchirure". Il lui dit que son obsession est qu'il ne peut "pas bander" la première fois, alors il s'arrête et ils reparlent. "J'ai vécu ça comme un animal coincé dans les spots d'une voiture." Solveig Halloin dit avoir vécu cette soirée de manière complètement dissociée. La sidération dont parlent de trop nombreuses victimes. Quand elle quitte l'appartement, elle a un "sourire figé". Elle reprend un train pour Toulouse, dit être allée retrouver ses enfants, puis tourne en voiture sans savoir où elle allait. Encore sous le choc en réalité.

Jeune femme sous emprise

À peine rentrée, les textos reprennent de plus belle. La première fois étant passée, il allait enfin pouvoir bander et donc "la baiser" au prochain rendez-vous. Ce que raconte Solveig Halloin du contenu de ces messages fait froid dans le dos. En larmes, la jeune femme reconnaît qu'une partie d'elle recherchait de l'aide tandis qu'une autre était "sous emprise". "J'étais comme une toxicomane, c'est-à-dire que si ça ne sonnait plus, s'il n'appelait plus, j'étais en manque de quelque chose."

Un second rendez-vous est fixé à Béziers. "Dans la chambre d'hôtel qu'il occupait avant le spectacle, il m'a dit déshabille-toi. Je me rappelle que je ne l'ai pas fait. J'étais assise au bord du lit. Et donc il s'en est chargé. Monsieur bandait, il m'a frappée, il m'a frappée. Il m'étranglait (...) J'ai disjoncté, je me suis vue par le haut. Et là j'ai des blancs. Je me rappelle d'un parc, d'un café dans un train." Solveig Halloin trouve le courage de couper tout contact avec le metteur en scène. Elle lui envoie un dernier message pour lui dire qu'elle "arrête". En retour, il la menace de commanditer son meurtre.

Les conséquences sur sa vie professionnelle comme personnelle (elle est mère, rappelons-le) sont catastrophiques. Solveig Halloin dit avoir longtemps été "inapte" à quoi que ce soit en raison de sa peur avant de devenir une militante contre toutes les violences. Aujourd'hui, elle dit vouloir parler pour "les centaines de victimes de Philippe Caubère" car "là où il y a de l'agonie, je la reconnais tout de suite. Parce que moi je suis en état d'agonie perpétuelle." Pour l'instant, aucune autre personne ne s'est manifestée mais Solveig Halloin encourage les victimes potentielles à le faire : "Elles peuvent écrire à l'adresse suivante : victimescaubere@protonmail.com. Je veillerai à ce que leurs mots soient lus et entendus."

Moi je suis dans l'agonie perpétuelle

Le Huffington Post, qui publie ce témoignage terrifiant, confirme que Solveig Halloin a bien cherché de l'aide après les faits en 2010. D'abord auprès du psychanalyste Charles Bouchoux, "spécialisé dans la prise en charge des victimes de pervers narcissiques". La jeune femme se serait également tournée vers l'Apiaf, une association qui vient en aide aux femmes victimes de violence, mais qui n'a pas souhaité s'exprimer.

De son côté, Philippe Caubère a fermement nié les accusations de viol sur RTL. Au Huffington Post, il ajoute : "En fouillant dans mes mails, j'ai effectivement trouvé trace de cette relation en 2010. Mais jamais il n'y a eu les violences qu'elle peut décrire. Il m'est arrivé d'avoir des relations assez hard, même si je ne suis pas du tout dans le trip SM, mais sûrement pas avec elle. C'est une relation non seulement consentie mais aussi désirée et que je qualifierais de 'fleur bleue'. Je serais totalement incapable de commettre ces actes de violence dont elle m'accuse. Je serais même incapable d'avoir une érection dans ces conditions. Ce qui me fait bander, c'est la tendresse." Sa compagne et productrice Véronique Coquet estime que "ces accusations sont insensées" : "Nous sommes un couple très libre et nous l'assumons. Mais jamais je ne partagerais la vie d'un violeur."

Sur Francetvinfo.fr, Philippe Caubère se défend avec force, allant jusqu'à parler de jalousie envers son succès. "Cette jeune femme, elle faisait du théâtre, elle avait de gros soucis parce qu'apparemment ça ne marchait pas très bien. (...) Et comme par hasard, là je viens de jouer à Perpignan, dans sa région, il y a eu des critiques très bonnes. Je pense que malheureusement il y a des gens qui ne supportent pas le succès des autres, explique notamment l'acteur. J'attends d'être convoqué par la police, je leur montrerai mes échanges de mails avec cette personne, je n'ai pas gardé les SMS."

Pour les avocats de Solveig Halloin, si procès il y a, la question du consentement n'a aucune valeur. Le problème est ailleurs comme ils l'expliquent au Huffington Post : "Nous sommes bien en présence d'une situation où une personne abuse de son pouvoir, de son autorité morale acquise dans le monde du spectacle." Une situation dans laquelle la victime est "comme anesthésiée", selon la psychiatre Muriel Salmon.

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