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"C'était Fignon" : Le souvenir bouleversant d'un champion plein de superbe, d'un homme chevaleresque et noble...

Laurent Fignon, champion plein de superbe et homme de caractère, s'est éteint le 31 août 2010 à la Pitié-Salpêtrière, emporté par le cancer contre lequel il se battait ouvertement depuis le printemps 2009...
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Laurent Fignon, champion plein de superbe et homme de caractère, s'est éteint le 31 août 2010 à la Pitié-Salpêtrière, emporté par le cancer contre lequel il se battait ouvertement depuis le printemps 2009...

"Il a donné tout ce qu'il pouvait". Pour qui a vu Laurent Fignon s'effondrer, littéralement, sur les Champs-Elysées, perclus de fatigue, de détresse et de furoncles, ce fameux 29 juillet 1989, il était inconcevable de voir un jour le champion accuser une défaite plus cruelle encore. Hélas, le champion parisien, aussi valeureux dans sa reconversion et dans les épreuves personnelles qu'il le fut auparavant sur une selle, a perdu la course contre la mort qu'il avait très médiatiquement entamée au printemps 2009 : harcelé et finalement terrassé par ce cancer qu'il avait choisi de défier publiquement, Laurent Fignon s'est éteint à l'aube de ses 50 ans mardi 31 août, en milieu de journée, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où il avait été admis quinze jours auparavant pour des complications pulmonaires. Jusqu'au dernier jour, il a combattu, il a donné "tout ce qu'il pouvait" (voir les témoignages ci-dessous).

L'établissement parisien a confirmé l'information, par la voie d'un communiqué validé par l'épouse du regretté, Valérie, qui s'est courageusement tenue à son côté pendant l'intégralité de son combat obstiné mais inégal contre la maladie, insidieuse, invasive, impitoyable. "Valérie Fignon, son épouse, a la douleur d'annoncer le décès de Laurent Fignon aujourd'hui, mardi 31 août 2010 à 12h30 (locales) à l'hôpital Pitié-Salpêtrière. Ses obsèques auront lieu dans la plus stricte intimité", indiquait le funeste message. Laurent Fignon sera enterré au cimetière parisien du Père Lachaise, vendredi 3 septembre.

Dans le silence intolérable auquel la victoire de la maladie a laissé place, les réactions bouleversées affluent en roue libre, témoignant du choc causé par la disparition d'un homme de bien, comme le soulignent unanimement les oraisons de tous horizons.

Une légende du Tour, un champion à plus d'un tour...

S'illustrant dès sa première année chez les pros, en 1982, dans la peau du coéquipier salvateur (notamment sur la Vuelta 1983) d'un certain Bernard Hinault au sein du team Renault, il profite, l'année suivante, du forfait de son leader, quatre fois vainqueur sur la Grande Boucle, pour confirmer, à 23 ans, toutes les promesses entrevues en remportant son premier Tour de France, s'étant emparé du maillot jaune à... l'Alpe d'Huez (déjà !). En 1984, c'est avec le maillot tricolore de champion de France qu'il rayonne, athlétique, éclatant de panache et impérial en montagne lors de la semaine alpestre finale, pour s'assurer sur les Champs-Elysées sa propre succession, déposant ses rivaux Hinault et LeMond à plus de 10 minutes au général. La légende est née... bientôt contrariée : en 1985, après avoir subi une intervention chirurgicale, Laurent Fignon est au repos forcé. Il tente de revenir la saison suivante, mais jette l'éponge sur la Petite Reine et, à nouveau blessé, met un terme à sa saison. 1987 voit son retour en véritable guerrier : c'est en signant un Tour au courage qu'il s'adjuge une 7e place pleine de panache et d'abnégation sur les Champs-Elysées. De bon augure ? Pas réellement : la perte d'un ami cher, Pascal Jules, fin 1987, et un Tour catastrophique quelques mois plus tard semblent autant de vents contraires... Une période sur laquelle son autobiographie publiée dernièrement, Nous étions jeunes et insouciants, apportait quelques lumières (voir une intéressante chronique concise en suivant ce lien).

Pourtant, 1989 sera une année d'anthologie, pour sa carrière mais aussi pour les annales d'un sport qu'il a indissolublement marqué de son empreinte, de son allure, de son franc-parler et de son profil atypique, de son panache. Après une entame transalpine tonitruante, avec des succès dans la classique Milan-San Remo (son deuxième d'affilée) et sur le Giro, il s'avère apte à en découdre sur la Grande Boucle avec les Delgado, Bugno, Herrera, Chiapucci, Breukink, Mottet, Roche, Rooks, Millar et... LeMond. La grande bataille se résume rapidement à un incroyable duel entre les rivaux légendaires, Laurent Fignon et Greg LeMond. L'Américain endosse le maillot jaune dès le soir de la 5e étape, premier contre-la-montre individuel de ce Tour 89 ; Laurent Fignon lui ravira cinq jours après, à l'arrivée à Superbagnères (au lendemain, au passage, de la victoire d'étape à Cambasque d'un certain... Miguel Indurain, coéquipier du champion sortant Delgado) ; à la faveur d'un nouveau contre-la-montre, remporté par le Néerlandais Rooks, LeMond reprendra l'avantage ; pour quelques heures, Fignon récupérant son bien en haut de l'Alpe d'Huez, virevoltant et spectaculaire comme à ses plus belles heures dans l'ascension. Le dénouement, demeuré fameux, se jouera sur les pavés des Champs-Elysées, dans un contre-la-montre linéaire, sans surprise, où personne n'imagine Fignon concéder sur 24 malheureux kilomètres les 50 secondes d'avance qu'il possède sur son rival américain. La catastrophe se produit pourtant, au terme d'une dernière ligne droite d'un suspense à en dérailler (mentalement) : pour 8 secondes, Laurent Fignon, qui s'écroule la ligne d'arrivée à peine franchie, ne remporte pas son troisième Tour de France. Des images terribles (voir la vidéo ci-dessus). Plus tard, en marge de la polémique sur le guidon de triathlète utilisé par LeMond et pas par Fignon, on apprendra que le champion français souffrait terriblement de furoncles mal placés depuis plus de 48 heures...

La fin d'une époque, la fin d'un homme de caractère, plein de superbe, devenu populaire "malgré lui"...

Il semble acquis que cette très cruelle déception sera, sportivement, insurmontable pour celui qui, au cours des années 1980 qui l'ont vu débouler dans le monde du cyclisme pro, avait affiché un visage volontiers orgueilleux (dans les deux sens, en bon et en moins bon) et froid, une "forme d'arrogance qui le rendait impopulaire" mais qui masquait sa nature "complexée", se souvient son directeur sportif Cyrille Guimard, particulièrement affecté (voir ci-dessous). Un homme de tempérament, simplement : c'est ce qui ressortait à l'époque, ce qu'il a prouvé dans son attitude face au cancer, et ce que tous ceux qui l'ont connu retiennent. Ce tournant dans la carrière de Fignon se révélera par ailleurs être un tournant dans l'histoire du cyclisme : après lui, coureur complet, capable de coups d'éclat et de bravoure sur tous les terrains, attaquant hors pair aux one-man shows mémorables, les coureurs deviendront bien plus nettement des "spécialistes" (grimpeurs, rouleurs, etc.). Vaincu au sprint lors du championnat du monde la même année par... Greg leMond, mais 1er au classement mondial à l'issue de la saison, Laurent Fignon connaîtra une dernière fois la victoire sur le Tour de France en 1992 : ce jour-là, c'est au terme d'une échappée en solo, celle d'un baroudeur, qu'il s'impose à Mulhouse. En 1993, il prendra sa retraite, manifestement un peu aigri de la direction que prend son sport. Dans ses dernières années, il confessera la prise d'amphétamines, mais récusera fermement tout lien avec le surgissement de son cancer.

Après sa retraite, Laurent Fignon fut un exemple de reconversion réussie : d'organisateur d'événements cyclistes, il devint consultant, pour Eurosport, Europe 1 (Alexandre Bompard s'est vivement ému de son décès, tandis que Pierre-Louis Basse lui consacrait son émission de mardi soir) ou encore, bien sûr, France Télévisions, pour qui il commentait, avec une science impitoyable dont se délectaient les aficionados et une bonne humeur de bon aloi, le Tour de France depuis 2006. Révélant dès juin 2009 qu'il souffrait d'un cancer des voies digestives à un stade avancé (il s'avérera plus tard que l'origine se trouvait du côté des poumons), et s'exprimant régulièrement de sa propre initiative sur l'évolution de sa condition, il avait tenu à honorer son rôle, malgré cette épreuve et la lourdeur du traitement, lors des Tours 2009 et 2010. Cette année, une tumeur faisant pression sur un nerf affectait d'ailleurs sa voix... Mais pas ses analyses sans langue de bois ! Depuis l'arrivée de l'épreuve, il avait regagné sa discrétion coutumière, et sa lutte de chaque instant. Comme s'il avait attendu d'en avoir fini avec ce baroud d'honneur, cet admirable batailleur a finalement déposé les armes quelques semaines plus tard.

Noble, chevaleresque, correct, atypique, "quelqu'un que tu avais besoin de connaître" : "c'était Fignon".

A l'hommage qu'on ne peut que lui rendre, s'ajoutent les nombreuses réactions endolories, qui dressent le portrait magistral de celui que la presse transalpine, en raison de son érudition et de ses petites lunettes, surnommait Il Professore. Combattant, noble, chevaleresque, honnête, charismatique, avec un franc-parler à toute épreuve : voici Laurent Fignon par certains de ceux qui ont fait un bout de route avec lui. "C'était Fignon", lâche, comme un Montaigne, Jean-Marie Leblanc.

Irène Frain (écrivain et historienne fameuse, elle fut le professeur de Laurent Fignon) :
"Pour moi Laurent était resté le jeune adolescent de seize ans, à gauche, au 5e rang, avec un pull rouge vif qu'il avait très souvent en laine et des yeux bleus mouillés. Il était assez farceur. Comme en plus il mâchait du chewing-gum, c'était deux heures de colle. Il m'en voulait encore un peu vingt ans plus tard mais il a dit quand même: "Irène Frain était une prof sévère mais juste". Sur sa fiche de renseignements - ça m'avait frappé parce qu'aucun autre élève ne mettait ça - à la rubrique distraction, il avait mis vélo. J'ai suivi ces derniers temps, avec le coeur serré, l'évolution de sa maladie. Parfois, j'entendais sa voix, j'étais extrêmement mal et puis je revoyais passer le film de cet adolescent que j'avais connu avec la sensation d'avoir partagé cette grâce de ses moments d'adolescence avec lui."

Alain Gallopin (directeur sportif, ancien kiné de Fignon) :
"C'est un frère que je perds. J'ai vu jusqu'à la fin un combattant. Lundi matin, on sentait encore qu'il se battait, il demandait des renseignements sur le traitement. Ensuite, son état s'est détérioré, il a décroché. Mardi matin, on sentait que c'était fini (...) Tout le monde s'était préparé (à sa mort) parce que depuis un an et demi, beaucoup de traitements ont été essayés qui ne marchaient pas. Il avait été hospitalisé après des complications pulmonaires il y a une quinzaine de jours. Ca devenait de plus en plus compliqué. Il a été noble jusqu'au bout, comme il l'a toujours été. Il a donné tout ce qu'il pouvait."

Cyrille Guimard (ancien directeur sportif de Laurent Fignon) :
"Il a une place à part sur le plan sportif et sur le plan humain. J'ai partagé avec Laurent de grandes victoires mais aussi de grandes défaites qui n'étaient pas logiques. C'était quelqu'un d'une grande fidélité (...) C'était un homme d'une grande sensibilité, très timide, un peu complexé. Il se protégeait derrière une forme d'arrogance qui le rendait impopulaire. En 1989, sa défaite l'a rendu beaucoup plus populaire et attachant à cause de cela. Aujourd'hui, pour moi, cela n'a plus d'importance car il n'est plus là..."

Laurent Jalabert :
"Ça m'a choqué, ça m'a bouleversé parce que, honnêtement, je pensais après le Tour qu'il était sur la bonne voie. Je l'ai cotoyé comme coureur cycliste, et j'ai pu me rendre compte que c'était un immense champion. Après j'ai eu la chance de cotoyer Laurent ces quatre dernières années à France Télévisions et d'apprécier ses qualités humaines."

Greg LeMond : "Pour moi, il était vraiment un homme unique. Je suis un peu choqué. C'est un mec qui ne parlait pas beaucoup, un homme privé, mais aussi un homme qui avait une forte tête. J'aimais bien, il était honnête avec lui-même. Pour moi, il était un des meilleurs coureurs des 35, 40 dernières années. En 1989, moi, sur le podium, je me sentais mal pour lui."

Jean-François Bernard :
"Comme quand il était coureur, quand il n'était pas bien, ça ne se voyait pas forcément. Et, ça, c'est une marque de champion. Laurent savait bluffer. Mais il était sans doute conscient de la situation. Il a tout tenté. Il fallait être fort moralement et je sais qu'il l'a été. (...) Je dirai aussi que c'était quelqu'un de très franc. Quand il voulait dire quelque chose, il n'employait pas cinquante milles mots que tu ne comprenais pas. S'il voulait te dire que tu étais un c..., il te le disait. Laurent n'a jamais été attiré par les médias. C'est quelqu'un qui n'aimait pas spécialement la foule. Mais il avait de l'amitié pour les gens même s'il n'était pas démonstratif. C'était quelqu'un que tu avais besoin de connaître." (la suite sur lequipe.fr, ici)

Christian Prudhomme (directeur du Tour de France) :
"C'était une grande figure du cyclisme français (...) C'était aussi un caractère, avec un franc-parler qui ne s'est pas démenti pendant trente ans, quand il était coureur et ensuite en tant qu'organisateur ou consultant. Il n'hésitait pas à dire les choses. Il a incarné un cyclisme offensif, fait d'attaques variées et incessantes avec un côté chevaleresque. Dès qu'il est passé pro, on l'a remarqué avec ses cheveux blonds, ses lunettes rondes, sa réputation d'intellectuel... C'est quelqu'un qui avait du charisme."

Jean-Marie Leblanc (ancien directeur du Tour de France) :
"C'était un coureur avisé avec du caractère, parfois un mauvais caractère. C'était un franc-tireur avec un franc-parler et la certitude, parfois agaçante, d'avoir toujours raison. Il a également fait preuve d'un très grand courage physique et mental face à la maladie. C'était Fignon."

Pedro Delgado :
"C'était un grand coureur, rebelle, fier, qui était peut-être détesté en Espagne pour avoir craché sur une caméra de TVE. C'était un homme anticonformiste. Lors de l'étape de Mende (sur le dernier Tour de France), je l'ai croisé pendant un bouchon et nous en avons profité pour parler un peu. Il lui restait peu de voix mais physiquement il m'a fait une très bonne impression. C'était pire l'année dernière. Je garde de lui un souvenir positif."

Stephen Roche :
"Pour moi, il était en course comme il était "dans" sa maladie : il luttait jusqu'au bout et savait rester humble, presque mystérieux."

Richard Virenque :
"Il a marqué l'histoire du vélo grâce au charisme qu'il pouvait avoir, sa queue de cheval, sa façon de faire, sa façon de s'exprimer... C'était un coureur atypique. Il avait "une gueule". En plus des résultats, de son style, sa façon de s'exprimer, Fignon était une personnalité dans le monde du cyclisme."

Nicolas Sarkozy :
"Lors du dernier Tour de France, qu'il a commenté avec une passion intacte et une énergie surhumaine, Laurent Fignon a montré qu'il était un homme qui savait faire face à son plus difficile combat. Il a donné alors, au monde entier, une leçon magistrale de dignité, de courage et d'humanité."

François Fillon :
"Par son talent de sportif et ses qualités d'homme, Laurent Fignon a marqué le cyclisme français de ces trente dernières années. Après avoir séduit les Français par ses qualités de champion, il avait su transmettre sa passion par ses analyses toujours pertinentes. Nous garderons le souvenir d'un homme sympathique et courageux."

Rama Yade :
"J'ai eu l'occasion (...) de le côtoyer sur le dernier tour et de le voir commenter avec beaucoup de passion et de plaisir le duel entre (Andy) Schleck et (Alberto) Contador. Il avait un souffle de voix, mais quel souffle de voix !"

Jean-François Lamour :
"Outre ses victoires, Laurent Fignon était également une personnalité attachante, au caractère fort et au franc-parler mémorable."

Bernard Tapie :
"Coureur, il se démarquait par sa combativité et son caractère ambitieux. Même malade, atteint du cancer, il n'a jamais lâché. Cette persévérance est la marque des grands champions. Je suis admiratif de sa volonté et de ses sacrifices. Il ne s'est jamais plaint de sa condition, n'a jamais renoncé. Je remercie encore France Télévisions de lui avoir offert la possibilité de commenter le Tour de France."

Claude Criquelion (ancien coureur, 9e du Tour 84) : "Je suis très surpris car je l'avais trouvé bien sur France Télévisions à l'occasion de ses commentaires sur le Tour de France. Pour utiliser une expression sportive, je trouve qu'il avait bien terminé le Tour, en bonne forme. Nous courions ensemble souvent les mêmes courses car nous avions les mêmes objectifs, les classiques ardennaises et le Tour notamment. Avec Sean Kelly, nous avions pris l'habitude de passer les premiers kilomètres des courses à discuter à trois en queue de peloton. Ça nous a valu d'être quelques fois piégés. Fignon, c'était avant tout un bon camarade et quelqu'un de très correct."

Lance Armstrong :
"Il était un ami cher et un cycliste de légende. Tu vas nous manquer, Laurent."

Bernard Hinault (quintuple vainqueur du Tour de France, ancien coéquipier puis adversaire) : "Je suis très touché. C'était un combattant, il se battait pour la victoire comme moi, mais on menait toujours une lutte honnête, correcte. Là encore (face à la maladie) il s'est battu mais il n'a pas gagné. Je ne garde que des bons souvenirs de lui. Même si c'était un concurrent combatif sur le vélo, on a partagé beaucoup de bons moments hors du vélo. Je l'ai toujours vu joyeux, heureux de vivre même dans les moments les plus difficiles. Il parlait franchement. Chacun s'exprime à sa manière. Lui, il osait dire la vérité, ce qu'il pensait. (Sur une de leurs dernières rencontres en juin au Tourmalet) Il était présent, il m'avait dit qu'il avait refait un peu de vélo. Je m'étais dit : "C'est bon, c'est reparti". Et puis..."

Nous adressons une fois de plus nos pensées émues à son épouse, Valérie, ainsi qu'à son ancienne épouse et ses enfants.

Guillaume Joffroy

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