C'était il y a un an. Le 28 janvier 2025, l'une des personnalités préférées des Français, Catherine Laborde, nous quittait après un long et douloureux combat contre la maladie à corps de Lewy. Celle qui a présenté la météo sur TF1 entre 1988 et 2017 a marqué le petit écran par son professionnalisme et sa gentillesse. Elle s'est éteinte à l'âge de 73 ans, entourée de ses proches, dans sa maison vendéenne, située sur l'île-d'Yeu. Cependant, douze mois après sa disparition, les membres de son clan se déchirent à cause de la publication d'un livre Y a-t-il une vie après la mort ? de Thomas Stern, sorti le 22 janvier dernier aux éditions Robert Laffont.
Dans cet ouvrage de 198 pages, le mari de Catherine Laborde se confie sur la maladie de son épouse depuis 2013, ses derniers moments et l'épreuve du deuil. "Quand les forces et les fonctions cognitives de la personne aimée s'amenuisent, que la maladie gagne du terrain, il ne subsiste rien, hormis le noyau : ce couple aidant-aidé(e) qui tente d'habiter le chaos", peut-on lire sur la quatrième de couverture. Ce récit a profondément choqué les filles de l'ancienne Miss Météo, Gabrièle et Pia, mais aussi Françoise Laborde, sa soeur. Cette dernière a fait part de sa "consternation", son "chagrin", son "dégoût" de voir sa maladie et son départ "exploités dans un livre que ton compagnon a cru bon de publier", s'adressait-elle à la défunte sur son compte Instagram le 24 janvier.
En plus de cette publication, la membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a réagi plus longuement dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube Censuré créé par David Barbet. "Il y avait eu quelques difficultés avec Thomas Stern avant le décès de ma sœur Catherine. On n'avait pas voulu en parler à l'époque pour ne pas abimer sa mémoire. On avait choisi de ne rien dire aux obsèques", a-t-elle expliqué en préambule. Avant de réitérer pourquoi ce livre "déplacé" et "vulgaire" lui pose problème : "Il se présente comme le héros quotidien, l'aidant parfait, l'homme qui était là en permanence, ce qui est parfaitement faux. Ce sont ses filles qui se sont relayées au chevet de Catherine, jour et nuit, pendant trois ans", a-t-elle dévoilé.
En effet, son conjoint "n'était pas là" dans les derniers moments de Catherine Laborde : "Quand il est arrivé de Paris quelques heures avant sa mort, elle était dans le coma. Quand elle était lucide et qu'elle communiquait avec son entourage, il n'était pas présent. Ils n'habitaient plus ensemble, elle était à l'Île-D'yeu." Une absence due au fait que son mari "lui faisait peur" : "C'est Catherine qui a souhaité qu'il s'éloigne. À la fin, elle ne voulait être entourée que de ses filles et ses sœurs." Et Françoise Laborde de raconter : "Il y avait un roulement semaine après semaine entre Pia, Gabrièle et Alexandra, son aide-soignante. Thomas devait prendre une semaine et à la fin, il ne prenait même plus sa semaine parce que Catherine ne voulait plus qu'il soit là. Les infirmiers qui passaient avaient remarqué qu'elle était très anxieuse, très inquiète quand son époux était dans les parages."
Si bien qu'"ils avaient laissé un formulaire pour savoir si on voulait déposer un avis pour maltraitance, ce qu'on n'a pas fait." Une attitude qui contraste avec celle de Thomas Stern : "On ne voulait pas laver notre linge sale en public", contrairement à lui alors qu'il "n'aurait jamais existé sans elle", critique-t-elle. Puis de conclure : "Qu'il lui foute la paix post mortem !" Le message est passé.















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