Le 28 janvier 2025, il y a donc presque un an, Catherine Laborde rendait son dernier souffle, à l'âge de 73 ans. Celle qui a travaillé pour TF1 pendant 28 ans, en se faisant notamment connaître du grand public en tant que présentatrice météo de la première chaîne, nous a quittés des suites de la maladie à corps de Lewy, un mélange de Parkinson et d'Alzheimer.
Ce mardi 20 janvier, son mari Thomas Stern est venu évoquer sur le plateau de C à Vous son livre Y a-t-il une vie après la mort ? , qui sera publié jeudi prochain aux éditions Robert Laffont. Le publicitaire et professeur de philosophie y livre un témoignage sur sa confrontation à la maladie et son statut d'aidant adopté vis-à-vis de sa femme.
"Je suis très ému car la dernière fois qu'on est venu vous voir c'était ensemble", a-t-il tout d'abord souligné face à Anne-Elisabeth Lemoine, avant de revenir sur les derniers instants de Catherine Laborde. "Elle est restée la douce Catherine qu'elle était jusqu'au bout. Parce que c'est un être de douceur. De retenue et de pudeur. Non, cela ne s'est pas terminé dans l'apocalypse insoutenable", a-t-il raconté, et d'ajouter aussi ceci, à propos du silence qui s'est imposé à elle : "Il y a eu ces troubles du langage, et quand on perd la parole, on perd sa place de porte-parole dans l'humanité, si on le fait plus, on passe sur un drôle de bord. Et Catherine est passée sur ce bord, qui est un bord de silence, d'abime. Et comme c'est une maladie non pas de la perte de connaissance mais avec ce que l'on appelle des fluctuations, des retours à la lucidité, cela n'a fait qu'accroitre le désarroi de la solitude puisqu'elle s'est rendue compte de l'état dans lequel elle était, par instant et par période."
"Ce livre porte sur la phase de la vie de Catherine où elle sait qu'on sera ensemble, dans la même barque, mais qu'on ne coulera pas au même moment. Et cela a été un moment décisif dans notre histoire, lorsqu'elle m'a accordé le droit de lui survivre. Elle m'a dit 'moi, je trouve cela normal de te faire le cadeau de vivre après moi'. Je pense que c'était essentiel dans la possibilité pour moi de l'accompagner. Si elle ne m'avait pas fait ce don de lui lâcher la main, je ne le lui aurais pas tenue jusqu'au bout (...) Elle m'a rendu cette liberté qu'est la mienne, ce qui m'a permis de la soutenir.", a-t-il ensuite ajouté avec philosophie, en évoquant ainsi la raison pour laquelle il n'a jamais cessé d'être présent à ses côtés.
A noter que c'est plus tôt dans la journée, au micro de RTL, que ce publicitaire et professeur de philosophie s'exprimait publiquement pour la première fois depuis la mort de la journaliste. Il a expliqué qu'il n'a jamais été question d'envoyer sa moitié dans un centre spécialisé. "Je n'étais pas seul, ses filles (Gabrielle née en 1986, et Pia née en 1990, ndlr) ne voulaient pas non plus", a-t-il assuré, et de reconnaitre ceci : "Le système d'ultra-vigilance dans lequel je vivais s'est arrêté subitement. Et ça a fait du bien, bien sûr. C'est une espèce de tourment qui s'arrête."
Catherine Laborde avait été enterrée le 6 février 2025 à Paris, à la suite d'une cérémonie religieuse qui s'est déroulée en l'église Saint-Roch, dans le 1er arrondissement de Paris, dans la plus stricte intimité.
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