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Affaire Bettencourt : Florence Woerth, épouse du ministre du Travail, s'exprime, dément et s'offusque !

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Si Patrice Evra a promis de nombreuses révélations concernant l'affaire de l'Equipe de France de football et sa débâcle, une autre personne en a promis dans un domaine bien différent : Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail, sort de son silence pour s'exprimer sur l'affaire Bettencourt dans laquelle elle est citée.

Liliane Bettencourt, femme richissime, partage le capital de L'Oréal avec le groupe suisse Nestlé dont elle est aussi actionnaire. Cette femme d'affaires est au coeur d'un procès pour abus de faiblesse contre François-Marie Banier. Le lien entre les dames Bettencourt et Woerth ? Florence Woerth est mêlée aux affaires de Liliane Bettencourt car elle a été embauchée en tant que responsable des investissements d'une structure nommée Clymène, filiale à 100% de Tethys, présidée par Liliane Bettencourt, depuis 2007.

D'après Florence Woerth, "Tethys détient des titres du groupe L'Oréal, et Clymène s'occupe du placements des dividendes produits par ces titres". Or, des enregistrements effectués illégalement par Pascal, le maître d'hôtel de Liliane Bettencourt entre mai 2009 et mai 2010 révèlent des conversations entre Liliane Bettencourt et son homme d'affaires, également gestionnaire de sa fortune, Patrice de Maistre. Ces enregistrements, mis en lumière par Médiapart, supposent d'hypothétiques opérations d'évasion fiscale au profit de Liliane Bettencourt.

Face à cette affaire qui a dévié en scandale financier et politique, Florence Woerth donne son point de vue, affirme sa transparence et celle de son mari, confirme sa démission et dénonce une calomnie. Elle a d'ailleurs l'intention de porter plainte contre Arnaud Montebourg et Eva Joly pour propos calomnieux. Cette dernière déclarait, en reprenant des accusations lancées sur L'Express.fr par Montebourg : "Il y a une contradiction d'intérêts incroyable, par rapport à sa prétendue lutte contre les paradis fiscaux, alors même que sa femme a participé à l'évasion fiscale de la fortune Bettencourt".

L'heure est donc aux explications pour l'épouse d'Eric Woerth. Au micro de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1 ce 23 juin, elle affirme avoir découvert les supposées procédures d'évasion fiscale de Liliane Bettencourt dans la presse, "comme tout le monde". Elle est très étonnée par ces révélations, qu'elle attend toutefois de voir démontrées vraies ou pas, par la justice.

Dans Le Parisien, elle détaille également son poste qui, selon elle, ne lui permet pas d'avoir connaissance du patrimoine de Liliane Bettencourt : "Je ne suis qu'une simple salariée et vous n'imaginez pas à quel point la culture du secret est colossale dans ce genre d'organisation." Au micro d'Europe 1, elle dit : "Tous les comptes personnels de Liliane Bettencourt ne sont pas sous l'autorité de l'équipe de gestion."

Elle déclare dans les pages du Parisien, qu'il n'y a aucun lien entre son embauche en 2007, et le poste de l'époque de son époux, alors ministre du Budget : "Il ne s'est jamais occupé de ma carrière, j'ai ma propre carrière depuis toujours." Toutefois, Patrice de Maistre, directeur général de Clymène et aussi conseiller personnel de Liliane Bettencourt a déclaré avoir engagé Florence Woerth pour faire plaisir à son mari, rappelle Marc-Olivier Fogiel. Face à ces propos, elle ne cache pas son "dégoût". Elle ajoute que lorsqu'elle a commencé à travailler, elle ne voyait pas de conflit d'intérêt entre sa fonction et celui de son mari.

Au cours de l'interview du Parisien, elle confirme également sa démission, annoncée par Eric Woerth lundi : "Mon départ était de toute façon prévu car je ne m'entendais plus avec mon patron. Ce n'est que la suite logique de désaccords réguliers avec lui, aggravée par l'annonce de l'existence de comptes à l'étranger." Florence Woerth ne fait pas que s'éloigner de la structure qui s'occupe des investissements de Liliane Bettencourt, mais elle prend position. Elle en profite pour dire : "Je n'ai pas été citée dans ces enregistrements, sinon pour dire que je gêne, que je suis un danger et qu'il vaut mieux me virer !"

Quant à son mari, la gauche demande de faire la lumière sur cette affaire mais le Premier ministre François Fillon a défendu son ministre du Travail et sa confiance en son intégrité. Pour Florence Woerth, ce sont ceux qui font des accusations infondées qui sont fragilisés et se félicite de la solidité de son couple face à cette épreuve : "A deux, on est plus forts."

Dans Le Parisien, Florence Woerth termine sur cette question : "Aujourd'hui, je ne peux pas prendre un travail sans risquer de voir mon mari accusé de conflits d'intérêts. [...] Une femme de ministre qui a des responsabilités peut-elle travailler ?"

A noter, que c'est Eric Woerth, alors ministre du budget, qui a remis les insignes de chevalier de la légion d'honneur à Patrice de Maistre en janvier 2008... C'est en qualité de chef d'entreprise sur un contingent (à savoir ceux qui proposent le possible médaillé) du ministère de l'économie qu'il a été nommé dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007. Eric Woerth s'est expliqué ce matin à ce sujet : "Tout cela était extrêmement transparent comme pour toute légion d'honneur" en précisant que "c'était M. de Maistre qui avait demandé qu'il soit le remettant". Si il est vrai, qu'à l'époque, de Maistre était déjà le patron de madame Woerth, il faut préciser pour être équitable, qu'elle n'a été embauchée que le 12 novembre 2007, donc après le décret présidentiel du mois de juillet...

Retrouvez l'entretien de Florence Woerth et Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1 en écoute ci-dessus et son interview par Le Parisien dans les kiosques ce 23 juin.

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