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Alexandre Reza : Mort du joaillier du gotha... et du dernier soir de Diana

Alexandre Reza : Mort du joaillier du gotha... et du dernier soir de Diana
Champion des pierres précieuses, il alliait expertise, sensibilité et savoir-faire, pour le plus grand plaisir des "rich and famous".

En 2013, une rétrospective organisée à New York à l'initiative de la prestigieuse maison Sotheby's rendait un hommage appuyé au savoir-faire et au parcours étincelant d'Alexandre Reza. Le fameux joaillier russe, expert ès pierres précieuses et créateur élégant, avait alors disparu du secteur depuis cinq ans déjà ; diminué par la maladie, il avait transmis les rênes de la marque à son nom à son fils Olivier. Il est décédé à l'âge de 93 ans vendredi 15 janvier 2016, selon une annonce faite mardi à l'AFP par la direction de la griffe, basée place Vendôme, à Paris.

Considéré comme l'un des plus grands collectionneurs de pierres précieuses de son temps et comme le tout premier joaillier des rich and famous et des têtes couronnées, Alexandre Reza, né à Moscou en 1922, s'était installé en France dès l'enfance, lorsque sa famille, originaire d'Ouzbékistan, avait fui le régime soviétique. Son père, joaillier, le forme au métier, et, comme cela se produit quand l'un et l'autre sont doués, l'élève, qui se lance en 1940 à 18 ans, dépasse le maître. Alexandre devient un courtier en pierres précieuses prisé à Paris après la Seconde Guerre mondiale, fournissant les plus grandes maisons du luxe - Cartier, Chaumet, Van Cleef & Arpels ou encore Bvlgari et Boucheron sollicitent les services de ce passionné, qui n'hésite pas à courir le monde pour se procurer les plus belles pierres et développer sa collection extensive de gemmes.

Mouvement, lumière, composition et harmonie

En 1981, après trente années passées à mettre son expertise au service des autres, Alexandre Reza fonde la maison de joaillerie éponyme, installée - encore aujourd'hui - au sein de l'hôtel de Fontpertuis, sur la place Vendôme, et présente également ses pièces à Cannes, Genève, Monaco et New York. Rapidement, ses créations - colliers, bracelets, boucles d'oreilles, bagues et objets d'art sertis de diamants rares, émeraudes, rubis et saphirs - acquièrent une renommée considérable, suscitant l'admiration par leur splendeur opulente, leur extravagance et la finesse exquise de leur confection. "Mouvement, lumière, composition et harmonie sont les mots-clés de ses réalisations", a mis en exergue la maison de ventes aux enchères Sotheby's (qui a établi en 2010 le record pour un bijou Alexandre Reza en vendant une bague "toi et moi" sertie d'un diamant bleu de 5,02 carats et d'un diamant blanc de 5,42 carats pour 6,3 millions de dollars), soulignant la "savante alchimie" entre "une expertise unique en pierres précieuses, une sensibilité artistique propre aux plus grands créateurs et la maîtrise d'un savoir-faire incontesté".

Une alchimie qui avait notamment valu au joaillier russe les faveurs de la princesse Diana. Le soir de son accident fatal survenu sous le pont de l'Alma, Lady Di portait au majeur de la main droite un solitaire qu'Alexandre Reza avait présenté "à l'essai" à Dodi al-Fayed, compagnon de l'ex-épouse du prince Charles.

En début d'année 2008, Olivier Reza, abandonnant sa carrière dans le monde bancaire, avait repris le flambeau de son père, qu'il avait régulièrement accompagné à l'étranger dans sa quête de pierres précieuses d'exception.

En 2012, la maison d'édition Assouline, spécialisée dans les ouvrages de prestige, publiait dans son "Ultimate Collection" une superbe rétrospective simplement intitulée Alexandre Reza, présentant plus d'une centaine de créations rares du joaillier ainsi qu'un historique de sa maison étayé de documents d'archives et de photographies.

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