L'émotion est palpable ce mercredi 7 janvier à Saint-Tropez. Les obsèques de Brigitte Bardot monopolisent toute l'attention. La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11h à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle aux murs peints de couleurs chaudes et au clocher ocre et sienne emblématique du petit village de pêcheurs qui a vu éclore le mythe B.B., symbole notamment d'une liberté sexuelle sulfureuse pour l'époque.
La Fondation Brigitte Bardot, dont la star a assuré la pérennité, a demandé des bouquets "simples et colorés" de fleurs champêtres, sans roses. Mais des tenues foncées, miroir du noir que portait B.B. depuis des années en signe de "deuil des animaux". "La cérémonie sera à son image, avec celles et ceux qui l'ont connue et aimée. Il y aura sans doute des surprises, mais ce sera dans la simplicité comme le voulait Brigitte", expliquait à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation, dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.
En ce qui concerne les personnes attendues à ces obsèques, avant l'inhumation de B.B. au cimetière marin de Saint-Tropez, on pense bien évidemment à Bernard d'Ormale, son dernier mari.
Ce dernier est apparu en pleurs sur les lieux, dans un moment d'intense émotions, entouré de la femme politique Aurore Berger
Depuis 1992, Brigitte Bardot vivait une longue et belle histoire d'amour avec Bernard d'Ormale. Homme d’affaires, il avait débuté sa carrière en Afrique où il a investi dans diverses sociétés dans des secteurs très variés, industrie textile, industrie cinématographique ou encore aviation. De retour en France, il s’investit en politique et devient conseiller de Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front National.
Bruno Jacquelin, l’attaché de presse de la fondation sur BFMTV, avait fait une confidence poignante sur les derniers instants de Brigitte Bardot : "Bernard d’Ormale, son mari, l'a accompagnée jusqu'au bout. Il était 5H50 ce matin… Il l'entendait respirer... À 5H55, elle lui a dit tout doucement son petit mot d'amour: 'Piou Piou'... Et c'était fini… Brigitte Bardot était affaiblie depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois. Elle était fatiguée, mais combative et combative surtout pour les animaux."
Bernard d'Ormale, qui avait demandé aux gardiens de La Madrague de ne plus pénétrer à l'intérieur de la maison (une consigne réitérée à l'intégralité des employés), était ensuite sorti du silence pour Paris Match. En s'exprimant notamment sur la proposition d'un hommage national, faite par l'Elysée, ce qui a été refusé par la famille.
"Je ne m’occupe pas de cela, mais si on me demande mon avis... En guise d’hommage national, ils n’ont qu’à créer un secrétariat d'État à la cause animale et mettre fin à cette horreur qu’est l'hippophagie. C’est ce que Brigitte a réclamé toute sa vie, c’est ce qu’elle aurait voulu plutôt qu’un hommage et c’est ce que nous souhaitons pour elle. Et le bel hommage, on va lui rendre nous ici à Saint Tropez, avec la maire Sylvie Siri, qui est une femme formidable. Ce que Brigitte voulait c’était un enterrement simple. Bien qu’autour d’elle jamais rien n’a été vraiment simple... ", a-t-il déclaré.
Est-elle partie entourée de ses animaux ? Bernard d'Ormale répondait également à cette question lors de cet entretien : "Oui, les chats surtout venaient se blottir auprès d’elle. Les chiens, eux, allaient et venaient. Ils ne se rendent pas encore compte de sa disparition, car il y a du monde à la maison, des gens de la fondation, du mouvement. Mais pour moi cela parait soudain bien vide ici, sans elle..."
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