Ce dimanche 14 juin 2026, pour le 20h30 le dimanche de France 2, Laurent Delahousse, s'est rendu voir Charles Biétry dans le jardin de sa maison de Carnac, en Bretagne. L'ancien grand patron des sports de Canal + a évoqué sans détour l’évolution de la maladie de Charcot dont il est atteint depuis plusieurs années, une sclérose latérale amyotrophique (SLA) qui le prive progressivement de ses capacités physiques.
S'exprimant grâce à l'intelligence artifcielle, l'ex-journaliste aujourd'hui âgé de 82 ans a livré un témoignage particulièrement fort. Réalisto-fataliste, il a concédé : "Je sais que ça va mal se finir, mais je vends chèrement ma peau". Quatre ans après son diagnostic, il se dit "toujours dans le match et vivant". Et ce, même s'il s'est fixé des limites dans la thérapie. Comme il l'a confié, il refuserait notamment, par exemple, l'ouverture de sa cage thoracique pour instaurer un système respiratoire, pour faire (re)venir sa voix.
Entourée professionnellement et affectivement "par la plus merveilleuse des familles", en l'occurence Monique, son épouse, et François et Juliette, ses enfants, à l'heure actuelle, Charles Biétry ne se berce cependant pas d'illusions. "Pour moi, c'est trop tard", a-t-il regretté. Mais il garde espoir pour les autres. "Mais, à mes copains qui ont la maladie, je dis 'accrochez-vous, ils vous trouver'", a-t-il déclaré, confiant envers les progrès de la médecine.
Face à l'évolution glaçante de la maladie, Charles Biétry insiste depuis plusieurs années sur la question de la fin de vie. En 2025, dans une tribune publiée le 14 mars 2024 par le journal L'Équipe, il appelait déjà à une prise de conscience collective, estimant qu’il fallait "un sursaut des gouvernants" sur ce sujet qu’il juge central pour les patients atteints de maladies incurables. Il avait écrit : "Laissez-moi mourir tranquille". Un message qui avait largement contribué à relancer le débat public sur l’aide à mourir en France.
Désirant une fin de vie apaisée, Charles Biétry, qui ne veut pas "gâcher la vie de ses proches", a évoqué la préparation d’un recours au suicide assisté en Suisse, faute de cadre légal suffisamment souple en France. "Je veux garder jusqu'au bout ma liberté et ma dignité", a-t-il clamé. À travers ce témoignage livré sur le plateau de France 2, Charles Biétry poursuit une parole déjà largement engagée, entre lucidité sur son état et volonté de faire évoluer le débat public sur ce sujet fort.
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