Les rémunérations des grandes figures du paysage audiovisuel continuent d'alimenter les débats. Invitée à réagir aux révélations concernant le salaire supposé de Pascal Praud, Laurence Ferrari a préféré prendre ses distances avec ces chiffres, tout en livrant sa vision du métier de journaliste et de la place de l'argent dans cette profession. Interrogée dans le podcast Conversations avant la fin du monde sur les revenus présumés de son confrère, l'animatrice de Punchline sur CNews reconnaît ne disposer d'aucune information concrète. "L'émission de Pascal Praud, qui est une émission qui cartonne, son salaire a été rendu public. Je crois qu'il gagne entre un et deux millions d'euros par an", indique l'animatrice. Une affirmation à laquelle Laurence Ferrari répond avec humour : "J'ai pas sa feuille de paye, mais s'il est mieux payé que moi, je vais aller immédiatement hurler dans la DRH".
Très vite, Laurence Ferrari tempère toutefois les estimations avancées. "Je ne sais pas, mais ce que vous me dites, ça me paraît un peu énorme, mais bon". Avant d'ajouter : "C'est une somme assez énorme par rapport évidemment au salaire moyen des journalistes". Pour la journaliste, ces discussions autour des revenus des personnalités médiatiques ne sont finalement pas les plus passionnantes. "Voilà, mais après ce sont des chiffres qui ne sont pas vérifiés. Moi, je les ai pas, vous me l'apprenez. J'ai pas ces chiffres-là. Je trouve pas que c'est des débats hyper intéressants. Il y a à peu près la même chose sur les footballeurs, sur les acteurs, etc.", a-t-elle confié.
Elle rappelle également la précarité qui peut accompagner les carrières médiatiques, malgré des rémunérations parfois importantes. "Encore une fois, on est des rois sans couronne. Le jour où ça marche plus, c'est dehors. Mais la règle, elle est très claire : vous valez ce qu'on vous donne parce que ça marche bien, mais le jour où ça marche plus...", laissant entendre que le succès reste la principale monnaie d'échange dans le secteur.
Lorsque la question lui est posée de savoir si l'on reste journaliste en gagnant autant d'argent, Laurence Ferrari balaie immédiatement l'idée d'un lien entre rémunération et légitimité : "Je trouve que ça n'a aucun rapport. Je suis journaliste et, encore une fois, porter des valeurs, donner de l'information, ça n'a rien à voir. Je vois pas le rapport, honnêtement".
Elle poursuit en revendiquant un engagement de chaque instant : "Évidemment, moi, je suis journaliste tout le temps, H24. Quand je suis chez moi, quand je suis dans la rue, à l'antenne, pas à l'antenne. Journaliste, c'est un beau mot, c'est un mot avec un J majuscule. La notion d'argent, elle ne rentre pas. Vous pouvez être journaliste en gagnant 500 balles, comme j'ai fait quand j'étais stagiaire à Europe 1. Il n'y a pas de corrélation pour moi entre les deux".
Figure incontournable du paysage audiovisuel français depuis plus de deux décennies, Laurence Ferrari a notamment présenté le journal de 20 heures de TF1 avant de rejoindre CNews et Europe 1. Côté vie privée, elle est mariée depuis 2018 au violoniste Renaud Capuçon. Elle est également mère de trois enfants, Baptiste et Laëtitia, nés de son précédent mariage avec le journaliste Thomas Hugues et d'Elliott né de son union avec Renaud Capuçon.
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