On la connaît forte, déterminée, menant ses interviews d'une main de maître. Mais c'est une toute autre facette, plus intime et vulnérable, que Laurence Ferrari vient de dévoiler. Invitée du podcast Conversations avant la fin du monde, la journaliste de 60 ans a accepté de lever le voile sur le drame qui a fracturé sa jeunesse.
La femme de Renaud Capuçon n'a que 21 ans lorsque son monde s'effondre. Sa mère met fin à ses jours. Une perte innommable sur laquelle elle se confie avec une sincérité désarmante, la voix trahissant par moments l'émotion toujours vive.
"C'est évidemment l'un des moments les plus difficiles de ma vie, je ne vous cache rien en vous le disant", avoue-t-elle au micro, avant d'aborder la double peine que représente ce type de deuil : "J'ai appris à me blinder mais ce n'est pas facile, c'est un sujet douloureux. Une mort tragique d'un parent c'est difficile, un suicide c'est doublement difficile. Parce qu'il y a la notion d'abandon et au fond, quand on est abandonnés par sa mère, c'est difficile à vivre."
Face à l'abîme, la jeune femme qu'elle était à l'époque a dû faire un choix crucial : sombrer ou se battre. Fidèle à son tempérament de feu, elle a choisi la résilience. "Et il faut choisir après, d'en faire une force ou une faiblesse. Ok, bah j'ai décidé d'en faire une force. J'ai décidé que si je résistais à ça, je résistais à tout", martèle la maman de trois enfants.
Ça a évidemment brisé beaucoup de choses
Si l'émotion la gagne et que sa voix flanche légèrement, le message reste contrôlé. "J'ai avancé avec mon courage, ce n'était pas facile, mais j'ai toujours refusé que ça me définisse. Ça fait partie de mon parcours de vie, je m'en suis servie comme d'une force mais j'étais déjà quelqu'un d'assez fort, avec du tempérament. Ça a évidemment brisé beaucoup de choses, mais ça m'a construite et ça ne me définit pas."
Dans cette épreuve indicible, Laurence Ferrari a trouvé un ancrage pour ne pas sombrer : son métier. Alors à l'aube de sa brillante carrière, elle a pu compter sur sa passion pour l'information pour la maintenir à flot. "Quand ce drame est arrivé, j'étais déjà journaliste à Europe 1 et le boulot a été une bouée de sauvetage", révèle-t-elle avec reconnaissance. "Ce métier et cette rédaction m'ont portée."
Une passion salvatrice qui l'a propulsée vers les sommets, faisant d'elle l'une des figures incontournables du paysage audiovisuel français.
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