La voix tremblante, Laurence Ferrari évoque sa mère qui s'est ôté la vie lorsqu'elle avait 21 ans
Publié le 16 juillet 2026 à 10:56
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Dans une rare prise de parole, Laurence Ferrari est revenue sur la tragédie qui a bouleversé son existence : le suicide de sa maman alors qu'elle n'avait que 21 ans.
Laurence Ferrari invitée du podcast Conversations avant la fin du monde © Youtube
Exclusif - Laurence Ferrari passe devant les studios Rive Gauche à Paris le 5 novembre 2025.

© Anne-sophie Guebey / Bestimage Laurence Ferrari - Avant-Première du documentaire "Notre Guerre" au cinéma le Balzac à Paris le 24 juin 2025. © Coadic Guirec/Bestimage Exclusif - Laurence Ferrari - Les journalistes et les animateurs arrivent aux studios Rive Gauche à Paris, le 16 septembre 2025. 
© Julien Sarkissian / Bestimage Laurence Ferrari - Prix littéraire Collection Evok 2025, à l'hôtel Brach à Paris, France, le 16 juin 2025. © Christophe Clovis / Bestimage Laurence Ferrari - Prix littéraire Collection Evok 2025, à l'hôtel Brach à Paris, France, le 16 juin 2025. © Christophe Clovis / Bestimage

On la connaît forte, déterminée, menant ses interviews d'une main de maître. Mais c'est une toute autre facette, plus intime et vulnérable, que Laurence Ferrari vient de dévoiler. Invitée du podcast Conversations avant la fin du monde, la journaliste de 60 ans a accepté de lever le voile sur le drame qui a fracturé sa jeunesse.

La femme de Renaud Capuçon n'a que 21 ans lorsque son monde s'effondre. Sa mère met fin à ses jours. Une perte innommable sur laquelle elle se confie avec une sincérité désarmante, la voix trahissant par moments l'émotion toujours vive.

"C'est évidemment l'un des moments les plus difficiles de ma vie, je ne vous cache rien en vous le disant", avoue-t-elle au micro, avant d'aborder la double peine que représente ce type de deuil : "J'ai appris à me blinder mais ce n'est pas facile, c'est un sujet douloureux. Une mort tragique d'un parent c'est difficile, un suicide c'est doublement difficile. Parce qu'il y a la notion d'abandon et au fond, quand on est abandonnés par sa mère, c'est difficile à vivre."

Face à l'abîme, la jeune femme qu'elle était à l'époque a dû faire un choix crucial : sombrer ou se battre. Fidèle à son tempérament de feu, elle a choisi la résilience. "Et il faut choisir après, d'en faire une force ou une faiblesse. Ok, bah j'ai décidé d'en faire une force. J'ai décidé que si je résistais à ça, je résistais à tout", martèle la maman de trois enfants.

Ça a évidemment brisé beaucoup de choses

Si l'émotion la gagne et que sa voix flanche légèrement, le message reste contrôlé. "J'ai avancé avec mon courage, ce n'était pas facile, mais j'ai toujours refusé que ça me définisse. Ça fait partie de mon parcours de vie, je m'en suis servie comme d'une force mais j'étais déjà quelqu'un d'assez fort, avec du tempérament. Ça a évidemment brisé beaucoup de choses, mais ça m'a construite et ça ne me définit pas."

Dans cette épreuve indicible, Laurence Ferrari a trouvé un ancrage pour ne pas sombrer : son métier. Alors à l'aube de sa brillante carrière, elle a pu compter sur sa passion pour l'information pour la maintenir à flot. "Quand ce drame est arrivé, j'étais déjà journaliste à Europe 1 et le boulot a été une bouée de sauvetage", révèle-t-elle avec reconnaissance. "Ce métier et cette rédaction m'ont portée."

Une passion salvatrice qui l'a propulsée vers les sommets, faisant d'elle l'une des figures incontournables du paysage audiovisuel français. 

Par Liane Lazaar | Rédactrice
Liane Lazaar est rédactrice web pour Ode. Elle connaît autant le parcours de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 que les derniers rebondissements des candidats de télé-réalité et a un goût prononcé pour les histoires de coeur.
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