Alors que l’univers de la mode au cinéma continue de passionner, la suite de The Devil Wears Prada, en Français Le Diable s'habille en Prada, est officiellement sortie en salle ce mercredi 29 avril, plus de vingt ans après la sortie du premier opus devenu culte. Le film porté par Meryl Streep et Anne Hathaway s’impose immédiatement comme une référence dans la pop culture, notamment grâce à sa plongée dans l’univers impitoyable de la mode et du magazine fictif Runway.
Très vite, les tenues, accessoires et pièces portées à l’écran deviennent iconiques, au point d’influencer durablement les tendances. Certaines marques comme Chanel, Prada ou encore Marc Jacobs sont désormais indissociables de l’esthétique du film. Ce succès repose autant sur son intrigue que sur son stylisme ultra-travaillé, où chaque pièce raconte quelque chose des personnages. C’est dans ce contexte que plusieurs accessoires du film ont acquis un statut particulier, presque muséal pour les amateurs de mode, et continuent aujourd’hui encore d’alimenter la fascination autour du long-métrage.
Et parmi ces pièces devenues cultes, un sac en particulier attire aujourd’hui l’attention des fans de mode… et des chasseurs de bonnes affaires. Dans une scène du film, le personnage d’Andrea Sachs arrive avec un sac Marc Jacobs offert par le magazine Runway. Il s’agit du modèle Carla, un sac en cuir souple aux lignes arrondies et multiples poches, emblématique du début des années 2000. À l’époque du film, il est déjà présenté comme un objet très désirable, presque introuvable. Pourtant, vingt ans plus tard, son destin a pris une tournure inattendue. Selon les recherches de la journaliste Chantal Fernandez pour The Cut, ce sac s’échange aujourd’hui autour de 150 dollars en seconde main, soit une chute de valeur d’environ 92 %. En France, on le retrouve sur des plateformes comme Vinted ou Vestiaire Collective dans une fourchette allant de 150 à 600 euros selon l’état et les coloris. Une évolution spectaculaire pour une pièce autrefois considérée comme un véritable objet de luxe.
Ce phénomène s’inscrit dans une tendance plus large : comme dans la série Sex and the City, les pièces portées à l’écran sont scrutées, identifiées puis recherchées par les fans. Résultat, de nombreux vêtements et accessoires finissent par être traqués sur les sites de revente entre particuliers. Et dans le cas de Le Diable s’habille en Prada, l’intérêt ne s’arrête pas à ce seul sac. Toujours selon les analyses de Chantal Fernandez, certaines pièces du film ont même vu leur valeur exploser avec le temps : le mini-sac Prada blanc porté par Miranda Priestly, vendu environ 1 445 dollars à l’époque, peut aujourd’hui atteindre près de 11 000 dollars. À l’inverse, d’autres accessoires comme certaines chaussures ou vestes Chanel ou Jimmy Choo ont connu des hausses plus modérées mais bien réelles.