Pendant de longs mois, Nicolas Demorand s'est éloigné des ondes sans véritablement s'exprimer sur les raisons de son absence. Dans un entretien accordé à Télérama, le journaliste revient sur cette période particulièrement difficile pour lui. Le magazine raconte qu'au début du mois de novembre, Adèle Van Reeth, alors directrice de France Inter, l'interpelle à la sortie du studio, “Mais qu’est-ce qu’il se passe, Nicolas ?”, inquiète de son état de fatigue. En effet, depuis plusieurs semaines, l'animateur enchaîne les réveils à 3 heures du matin et les directs de la matinale avec parfois seulement une heure de sommeil par nuit, mais sans que les auditeurs ne perçoivent rien.
De retour après sept mois loin de l'antenne, Nicolas Demorand assure au magazine qu'il n'a jamais envisagé de reprendre la tranche 7h-9h : "Je n’ai même pas exploré l’idée d’animer à nouveau la matinale, ce serait irresponsable avec ma santé", confie-t-il. L'animateur écouté par plus de 5 millions d'auditeurs, dit en garder un souvenir précieux, mais estime qu'il doit désormais adapter son rythme à sa maladie. "Je suis un bipolaire de 55 ans qui a été hospitalisé plusieurs fois en pleine année radio, je vais commencer à faire gaffe", explique-t-il.
S'il ne retrouvera pas la matinale de France Inter, Nicolas Demorand n'en reste pas moins très actif. Depuis le mois de mai, le journaliste a repris le chemin des studios pour travailler sur un projet particulièrement personnel : son premier podcast. Baptisé Si besoin, ce nouveau rendez-vous consacré à la santé mentale est lancé ce lundi 15 juin. Un sujet qui lui tient à cœur depuis ses récentes révélations sur sa bipolarité.
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