Ce 20 janvier dernier, la Revue des Deux Mondes a organisé une soirée exceptionnelle à Paris, rassemblant écrivains, penseurs et personnalités autour de Boualem Sansal, l’écrivain franco‑algérien récemment libéré après une année d’incarcération en Algérie. Cet événement, voulu comme un appel à l’engagement intellectuel et à la transmission des valeurs des Lumières, a été porté par Marc Ladreit de Lacharrière, président d’honneur de la Revue et mécène influent du monde culturel français.
L’objectif de cette rencontre allait bien au‑delà de l’hommage à un auteur engagé : il s’agissait de raviver le débat sur la liberté de pensée, l’éthique et le rôle de la littérature dans nos sociétés contemporaines. La Revue des Deux Mondes, fondée en 1829, est depuis longtemps un lieu de dialogue entre cultures, disciplines et idées, et cette soirée s’inscrivait dans cette tradition de ponts intellectuels entre les “deux mondes” que sont l’histoire et l’avenir, la France et le monde.
La soirée a attiré une assemblée prestigieuse et éclectique, fidèle à l’ambition intellectuelle de la Revue. Aux côtés de Boualem Sansal, on a pu voir Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture réputée pour son franc‑parler, mais aussi Xavier Darcos, chancelier de l’Institut de France et figure éminente du monde académique. Le monde littéraire était particulièrement bien représenté : Pierre Sellal, président de la Fondation de France, l’écrivain et prix Goncourt 2024 Kamel Daoud, ou encore l’historien de l’art et académicien Adrien Goetz ont pris part au débat. Des voix critiques de la presse comme Franz‑Olivier Giesbert et François d’Orcival ont également enrichi les échanges, donnant à la soirée à la fois densité et vivacité.
Même la sphère politique semblait y trouver un intérêt : Maud Bregeon, porte‑parole du Gouvernement, a fait le déplacement, tout comme plusieurs diplomates dont les ambassadeurs du Brésil et de Suisse, soulignant l’importance internationale du sujet abordé. Enfin, la productrice Yamina Benguigui, connue pour son engagement culturel, a aussi été aperçue parmi les invités, symbolisant cette rencontre entre littérature, société et engagement civique. Cette soirée du 20 janvier n’était pas un simple dîner littéraire, mais une véritable tribune pour penser l’avenir des idées et l’importance de défendre la liberté d’expression, dans un monde où les débats intellectuels sont parfois jugés trop polarisés ou absents du débat public.
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