L’été dernier sur France 2, avec la série Surface dans laquelle elle jouait une enquêtrice tenace, Laura Smet décrochait le meilleur démarrage en preview pour une fiction sur france.tv. Trois millions de vidéos vues entre le 21 et le 28 août 2025 et début septembre elle comptabilisait 6,5 millions de vidéos vues ! Surfant sur ce succès, la comédienne espère bien, dans les années qui viennent, continuer d’imposer sa présence nonchalante et féline au cinéma, au théâtre et à la télévision. Parallèlement, la lauréate du Prix Romy-Schneider 2004 continue d’entretenir la mémoire et le mythe son père, Johnny Hallyday.
Le mardi 14 octobre dernier, invitée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, elle assistait à la cérémonie rebaptisant l’esplanade du Zénith d’Auvergne à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme). En 2003, la salle avait été inaugurée par Johnny lui-même qui y a souvent joué. Ce jour d’octobre, Laura a dévoilé la plaque au nom de son géniteur, accompagnée de ses amis l’acteur Bruno Putzulu, Pascal Obispo et Tony Frank, célèbre photographe des yé-yé. En froid avec Laura, Laeticia Hallyday n’était évidemment pas là. Entre les deux femmes, la bataille pour l’héritage a laissé des traces indélébiles qui ne semblent pas près de s’effacer. Concernant Laura, la blessure est plus affective que financière car elle est une femme d’affaires avisée qui gère prudemment son capital.
En avril 2018, cinq mois après la mort de Johnny, sa fille annonçait sur son compte Instagram la naissance de sa propre maison de production : Frégate Production. Elle précisait également que Frégate serait coproductrice de son premier court-métrage en tant que réalisatrice et scénariste, dans lequel elle faisait jouer sa mère, la comédienne Nathalie Baye. Baptisé Thomas, le film en question décrochait, quelques mois plus tard, le prix du meilleur court-métrage au Chelsea Film Festival de New York. Il était pourtant en concurrence avec 80 autres productions du monde entier ! Malgré ces débuts en fanfare, Laura n’a, depuis, pas réalisé d’autre œuvre.
Installée dans le septième arrondissement de Paris, la société Frégate Production est toujours dirigée par un homme cher à la cinéaste : son mari Raphaël Lancrey-Javal. “Cela m'amusait de créer quelque chose avec lui, - c'est un geek, moi, pas du tout, a-t-elle expliqué en 2022 dans Le Figaro. Depuis cinq ans, j'essaie de réaliser mon premier long-métrage, un thriller psychologique. On ne peut pas tout contrôler quand on tourne un film. La production permet de faire celui dont on a envie. J'aime l'idée de construire un truc de A à Z avec mon ange gardien derrière moi. Les choses se font quand elles doivent se faire. Je suis moins dans le speed qu'avant, beaucoup plus sereine. Il était temps !”
© BestImage, JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE
Gestionnaire polyvalent, Raphaël Lancrey Javal a été ou est actuellement à la tête de… sept autres sociétés dont cinq encore actives. Trois opèrent, ou ont opéré, dans le secteur de l'immobilier, où Raphaël Lancrey-Javal effectue la majeure partie de sa carrière. Quatre opèrent, ou ont opéré, dans le secteur du conseil aux entreprises. La plus active est RLJ Conseils, actionnaire minoritaire de Frégate Production et installée, depuis l’an dernier, dans le Marais, à Paris. Selon sa dernière assemblée générale, elle a pour objet, notamment, l’activité de marchand de biens, la promotion immobilière et la vente comme l’achat d’immeubles.
Ensemble depuis plus de huit ans et mariés depuis décembre 2018, Laura Smet et Raphaël Lancrey Javal ont accueilli leur premier, un petit garçon appelé Léo, enfant au mois d'octobre 2020. Le couple a déjà réuni un beau capital immobilier. En effet, selon un testament de Johnny rédigé en juillet 2014 dont Le Figaro se faisait l’écho en février 2018, Laura Smet est propriétaire de deux appartements dans un des quartiers les plus chers de la capitale, le VIe arrondissement. En 2003, Johnny Hallyday aurait donné un apport de 442 000 euros pour que sa fille achète un premier appartement. Quatre ans plus tard, c’est un nouvel apport de 450 000 euros qu'aurait consenti le généreux rockeur pour un second logement dans le même quartier. À ces donations, il faut ajouter, selon le Parisien, 5 000 euros de rente mensuelle versée à partir de 2004. Elle aurait permis à Laura d’engranger 800 000 euros supplémentaires.
Avec Laeticia et David Hallyday, Laura est aussi gestionnaire du droit moral de l’œuvre de son père. Même si, comme elle l’avouait en décembre dernier dans Paris Match, elle n’en maîtrise pas tous les arcanes : “C’est un tel bordel que je ne saurais pas répondre à cette question, lançait-t-elle en réponse à une interrogation du magazine. Mais les gens qui gèrent son œuvre ont l’élégance de m’appeler quand ils sortent quelque chose. Certains sont mêmes obligés de me consulter pour utiliser certaines de ses chansons. Pour moi ce qui compte c’est que son œuvre soit dans les plus beaux trucs possibles et que sa mémoire soit respectée.” Et toujours avec l’aide de son “ange gardien” Raphaël.
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