Si la Madrague reste le lieu le plus emblématique de Brigitte Bardot, un autre endroit, bien plus discret, occupait une place essentielle dans sa vie : la Garrigue. Située à une dizaine de minutes de route de Saint-Tropez, cette vaste propriété de 10 hectares, nichée sur les hauteurs et entourée de verdure, était le refuge animalier de la star. Selon Le Parisien, c’est là que l’actrice venait presque quotidiennement soigner et nourrir des animaux rescapés grâce à sa Fondation.
Poules, chiens, chats, chevaux, canards, moutons… Sans oublier Sidonie la chèvre, Bonhomme l’âne ou encore Poupée la ponette. "Toutes les bêtes l’attendaient", raconte dans les colonnes du quotidien Éric Gousset, ancien berger devenu il y a quatre ans le gardien de ce lieu si cher au cœur de celle dont la sœur a souhaité lui rendre hommage. Recruté par Brigitte Bardot elle-même parmi 80 candidats, il se souvient d’une femme attentive, respectueuse, qui appelait chacun de ses protégés par son prénom. "Elle avait une mémoire d’éléphant", confie-t-il encore.
Mais ces dernières semaines, la Garrigue a été au cœur de vives tensions. Avant même la disparition de Brigitte Bardot, une partie des animaux a été transférée par la Fondation Brigitte Bardot vers d’autres refuges. Une décision justifiée, selon un communiqué, par une "défaillance du gardien de la Garrigue, constatée par des vétérinaires", ce que l’intéressé conteste fermement.
Aujourd’hui, d’après ce dernier, il reste "neuf moutons, quatre cochons vietnamiens, quatre chiens et une quinzaine de chats" contre une soixantaine de bêtes auparavant. "Vu comme c’est parti, il ne va plus rien rester à la Garrigue alors qu’il y a le potentiel, ici, pour en accueillir", regrette Éric Gousset, ajoutant que "Brigitte voulait mourir au milieu de ses animaux".
Reste désormais à savoir ce que deviendra ce refuge si cher à l’icône. Sollicité par Le Parisien, Bruno Jacquelin, directeur de la presse et des relations publiques de la Fondation Brigitte Bardot, se veut prudent : "C’est franchement prématuré, rien n’est décidé". Derrière le portail blanc fermé de la Garrigue, l’avenir des derniers pensionnaires à quatre pattes demeure, lui aussi, suspendu.
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