Enrique Morente, icône du flamenco, est mort...
Publié le 13 décembre 2010 à 20:48
Enrique Morente, icône du flamenco, genre qu'il sublima et n'hésita pas à bousculer, est décédé le 13 décembre 2010.
Enrique Morente, icône du flamenco, genre qu'il sublima et n'hésita pas à bousculer, est décédé le 13 décembre 2010.
Enrique Morente, icône du flamenco, genre qu'il sublima et n'hésita pas à bousculer, est décédé le 13 décembre 2010.
Enrique Morente, icône du flamenco, genre qu'il sublima et n'hésita pas à bousculer, est décédé le 13 décembre 2010.
Enrique Morente, icône du flamenco, genre qu'il sublima et n'hésita pas à bousculer, est décédé le 13 décembre 2010.

Respectueux et audacieux du genre auquel il doit tout et qui lui doit tant, Enrique Morente, une des voix emblématiques du flamenco, est décédé lundi 13 décembre 2010 à l'âge de 67 ans. Tombé dans le coma à la suite d'une opération d'un ulcère pratiquée plus tôt dans le mois (le 4 décembre) dans une clinique de Madrid, puis transféré dans une unité de soins intensifs et opéré à nouveau, il avait été déclaré en état de mort cérébrale...

C'est un personnage haut en couleur de cette culture qu'il portait avec panache qui quitte la scène flamenco, laissant notamment derrière lui une épouse, la danseuse Aurora Carbonell, ainsi que trois filles, dont l'une, Estrella Morente, est forcément connue des cinéphiles et plus spécifiquement des adeptes d'Almodovar pour son interprétation du thème de Volver.

Né à Grenade le 25 décembre 1942, dans le quartier gitan d'Albaicin, Enrique Morente, pris très tôt par la fièvre du flamenco, en fera l'apprentissage à Madrid, auprès notamment de Pepe de la Matrona et Bernardo el de los Lobitos. Récompensé à de multiples reprises au cours de sa carrière (notamment du Prix national du chant flamenco en 1972), le chanteur était célèbre pour son approche rigoriste de l'art du flamenco, estimant que, au-delà de son aspect populaire et de son enracinement dans les chants des villageois, la perfection technique et un respect immense sont indispensables à son interprétation.

Figure de proue d'une vision prise entre tradition et modernité, il s'attira les foudres de bien des puristes en faisant évoluer le flamenco par l'intégration de "corps étrangers", n'hésitant pas à faire appel à des artistes d'autres horizons. Ce fut notamment le cas pour Omega, le plus controversé de ses albums, pour lequel, revisitant entre flamenko et punk rock des chansons de Leonard Cohen comme des textes de Federico Garcia Lorca, il s'associa au groupe punk rock Lagartija Nick et à des musiciens tels que les guitaristes Tomatito, Vicente Amigo, Juan Manuel Cañizares ou Miguel Ángel Cortés, ou le percussionniste Tino di Geraldo.

Des métissages, autour d'une tradition puissante, qui n'ont pas laissé indifférent, et ont inspiré de futurs rois des cantes...

Par Guillaume J. |
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