En plus d'officier dans Top Chef, Philippe Etchebest tient un rôle important dans une autre émission culinaire de M6, à savoir Cauchemar en cuisine. Le chef de 59 ans se rend dans des établissements en difficulté, cela dans le but de leur apporter les clés pour sortir la tête de l'eau. Ce mercredi 11 février 2026, la chaîne diffuse un épisode au cours duquel le père de Louis-Oscar, adopté au Mexique avec sa femme Dominique, rend visite à Antonio, patron d'une adresse de tapas à Marseille. Un numéro déjà diffusé l'an passé. Près d'un an après le tournage - qui a eu lieu en mars 2025 - le restaurateur donne des nouvelles au micro de Purepeople.com.
Comment avez-vous vécu le tournage de Cauchemar en cuisine ?
Pour moi, c’était comme être sur un nuage. Même aujourd’hui, alors que ça va faire bientôt un an, j'ai encore du mal à y croire. Je sais que c'est une émission regardée par beaucoup de monde. Le chef m'avait dit : "Tu ne sais pas la chance que tu as, Antonio, parce qu'il y a énormément de candidats qui postulent." Finalement, j’ai été sélectionné et j'en suis très content. L'équipe a été très sympa, ils m'ont beaucoup aidé, guidé et conseillé. Tout n’a été que bénéfice pour moi.
Que retenez-vous du passage de Philippe Etchebest ?
C'est une très belle personne. Je m'attendais à ce qu'il soit plus méchant ! (rires) Après, c'est la télé, il m'a engueulé, mais je méritais tout ce qu'il m'a dit parce que j'avais un peu délaissé la cuisine. Il m'a beaucoup aidé. Il m'a même déjà appelé plusieurs fois en numéro masqué pour prendre des nouvelles. On a parlé 20 minutes, il m'a rassuré. Il m'a promis qu'il repasserait manger dans mon restaurant en tant que client, sans caméras, quand il sera de passage à Marseille.
Il est déjà revenu vous voir depuis la fin du tournage ?
Il est revenu une deuxième fois, mais c’était pour l’émission Que sont-ils devenus ? trois mois après le premier tournage. Je n'étais pas au courant qu'il venait. Il a pu voir la nouvelle décoration, les tapas... Il a beaucoup apprécié et a très bien parlé du restaurant.
Qu’est-ce qui a changé pour vous depuis la diffusion ?
Dès que c’est passé à la télé cet été, le téléphone ne s’arrêtait plus. J'ai très bien travaillé pendant la saison estivale. Là, l'hiver est un peu plus compliqué : à cause de la pluie, les gens sortent moins. C’est calme pour tout le monde, même chez mon boucher à Noailles ! Mais les tables que je fais, c’est grâce à l’émission. Tout le monde me le dit. En plus, l'épisode est passé en Belgique il y a deux semaines. Depuis, je ne reçois que des Belges qui viennent en vacances à Marseille et qui veulent me rencontrer. C’est beaucoup de soutien.
Combien de couverts faisiez-vous avant, et aujourd’hui ?
Franchement, en ce moment c’est calme. Mais je ne me plains pas, tout ce qui rentre est bienvenu. Le restaurant est petit, j'ai neuf tables, donc 15 ou 16 couverts - ce que je fais aujourd'hui - c'est déjà bien. Il faut savoir qu’avant le Covid, j’étais ouvert depuis cinq ans et c’était toujours rempli, je faisais 40 à 50 couverts par service le week-end. Aujourd'hui, ça fait 11 ans que je suis là. L’émission m’a aidé, même si j’attendais peut-être un peu plus de monde. On va dire que ce n'est pas la folie.
Quelle est la situation financière du restaurant aujourd’hui ?
Je suis fier de dire aujourd'hui que, grâce à mon travail, tout est payé. Toutes les dettes sont réglées. Je ne dois plus rien, que ce soit pour l'EDF, l'appartement, les loyers ou les impôts. J'avais des retards partout et j'ai réussi à tout apurer. Je commence l'année 2026 du bon pied !
Quels sont les retours que vous avez depuis l'émission ?
Sur Google, j’ai environ 1200 commentaires. Ce n’est pas seulement grâce à Cauchemar en cuisine, c’est le fruit de 10 ans de travail. Avant le Covid, j’étais classé dans les 8 premiers restaurants de Marseille sur Internet, toutes catégories confondues. J'étais même gêné d'être devant des restaurants gastronomiques ! Aujourd'hui, les gens me laissent beaucoup de notes 5 étoiles et ça m'aide énormément pour la visibilité.
On a vu que vos enfants vous avaient créé un compte Instagram, mais vous ne l'alimentez plus...
C'est vrai, il faut qu'on s'y remette. On a fait quelques vidéos sur TikTok et Instagram, mais il faut en faire plus. On a eu beaucoup de nouveaux abonnés. Je ne suis pas un influenceur, mais c'est important. Je sais que ce soir, avec la rediffusion, beaucoup de nouvelles personnes vont encore nous découvrir.
Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople.com.
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