Ce mardi 27 janvier 2026, M6 diffuse un nouvel épisode de Cauchemar en cuisine. Cette fois, Philippe Etchebest prend des nouvelles de restaurateurs qu'il a par le passé aidé à remonter la pente. Parmi eux, Amina, aux fourneaux de son restaurant Les Barriques, à Brives-la-Gaillarde, en Corrèze. Pour rappel, elle avait ému le chef mais aussi les téléspectateurs avec son histoire personnelle : elle avait perdu son père, son pilier puis ses deux fils, morts d'une maladie orpheline. Après la diffusion d'un premier numéro de Cauchemar en cuisine avec Amina, des informations avaient été partagées : elle était en redressement judiciaire et sa serveuse Laura avait démissionné pour un autre travail mieux payé. Aujourd'hui, auprès de Purepeople.com, la patronne donne des nouvelles. Elle évoque ainsi l'état de ses finances, ce qui a changé au sein de son établissement, les retours clients ainsi que la suite, à venir.
Comment avez-vous vécu le tournage de Cauchemar en cuisine ?
Ça a été un peu difficile quand même parce que ça a été une semaine un peu intense. C’est normal parce que l’équipe fait son travail, ils ont besoin de tout savoir pour vraiment sortir le problème. Et ils m'ont carrément sorti mes tripes. Moi, j'étais au dîner presque tous les jours pendant trois jours, entre deux et trois heures par jour où il fallait se concentrer. Donc, ça a été difficile de tout déballer parce qu'ils vous font répéter jusqu'à ce qu'ils arrivent à entendre ce qui devait sortir. Ça a été difficile. Mais ça m’a permis de sortir ce que j'avais sur le cœur, ce poids qu'il y avait, ces choses qui étaient enfouies. Ça a été une thérapie. Une thérapie très, très difficile pour moi, très lourde.
Il est vrai que votre histoire personnelle avait ému les téléspectateurs…
Apparemment, j'ai fait pleurer pas mal de monde. Alors je voudrais présenter mes excuses au public pour ça, et aussi dire merci à ceux qui m’ont soutenu, de près ou de loin. Ça réchauffe le cœur. Il a fallu un grand travail pour que je puisse en parler comme ça et que ça vienne tout seul. Quoi qu'il arrive, la vie continue, il faut qu'on reste bons les uns envers les autres.
Après le départ de Philippe Etchebest, que s’est-il passé ?
Je suis tombée malade, j’ai été admise aux urgences pendant deux jours. Pendant dix ans, j'avais trop de stress. Et d'avoir sorti tout ce qui m'a émue, ça m'a fait un retour au cœur. J’avais déjà vécu la même chose il y a cinq ans. J’étais allée à l’hôpital comme un légume. Je ne me rappelais plus de rien. Je suis restée deux semaines là-bas. C’était un peu le black-out.
Comment allez-vous aujourd’hui ?
Maintenant, ça va, je vais bien.
Comment se porte le restaurant ?
C'est-à-dire qu'on est discipliné. Maintenant, j’ai une discipline de travail, une discipline dans ma vie, une discipline en tout. On fait le midi, on fait ce qu'on a à faire. Les choses sont rentrées dans l’ordre. Niveau clientèle, il y a des nouveaux visages forcément parce qu’il y a toujours du passage. Et j'ai aussi l’ancienne clientèle qui est toujours là. Elle n'a pas vraiment changé. Il y a eu peut-être des mécontents qui sont passés, qui ont été déçus au moment où il y avait eu des erreurs. Mais je ne peux pas tous les connaitre et je ne peux pas savoir. En plus, maintenant, je travaille dans de meilleures conditions. J'ai des outils pour. Donc, c'est plus agréable de travailler avec du matériel qui fonctionne. Parce que je n'avais plus rien qui fonctionnait.
Qu’avez-vous changé au restaurant depuis le passage de Philippe Etchebest ?
J'ai changé, mais complètement et carrément. Je ne fais que du frais et du préparé à la commande. J'ai sorti une carte où je suis obligée de tout faire à la commande. Dès qu'on me commande quelque chose, ça demande de la cuisson, de la préparation. À part le plat du jour, bien sûr, qu'on prépare le matin de bonne heure. Il n’y a plus qu’à le chauffer.
Quels sont les retours des clients depuis ?
Je n'ai que des bons retours depuis la nouvelle carte. Avant aussi, sauf que des fois, on se loupait. Les gens sont contents et ils me disent franchement que c'est propre. Et les anciens me disent qu’ils ont toujours bien mangé chez moi.
Aux dernières nouvelles, vous indiquiez être en redressement judiciaire. Qu’en est-il ?
Au niveau du restaurant, c’est un peu difficile actuellement, on est en période creuse, c’est-à-dire janvier/février. Et puis après, avec les beaux jours, normalement ça repart. C'est comme partout, il faut s'accrocher surtout quand on n'a pas de trésorerie et qu'on fait au jour le jour. Pour rembourser ce que je dois, on va mettre en place un échéancier pour échelonner les dates de paiement. Je pense qu'ils vont attendre de passer cette période difficile, ils vont pas me mettre ça maintenant. Peut-être que ça se fera au mois d’avril.
Aujourd’hui, parvenez-vous à sortir la tête de l’eau financièrement parlant ?
Franchement, depuis que j’ai le restaurant, à chaque fois que je remonte la pente, il y a quelque chose. Il y a eu le décès de mon père. Puis le décès de Gaëtan, celui de Guilhem. Ensuite il y a eu le Covid. Et je crois qu'après le Covid, ça a été de trop pour moi. J'ai eu du mal après. C'était un tout qui s'est accumulé. J'avais beau me battre, je sentais que j'avais du mal. Et franchement, Cauchemar en cuisine m'a aidé à sortir tout ça. Maintenant, j’espère que rien ne me tombera encore sur la tête. Parce que sinon, on n'y restera. S'il arrive un deuxième Covid, c’est peine perdue. Parce que je crois qu'on vit tous sur nos réserves.
Nous avons aussi appris que votre serveuse Laura avait démissionné. Que s’est-il passé ?
Laura est arrivée juste avant Cauchemar en cuisine. Elle a fait un mois chez moi et ça faisait la troisième fois qu'elle venait travailler chez moi. Chaque année, c'est pareil. Elle perd son boulot, elle vient dépanner chez moi et dès qu'elle le retrouve, elle repart. Je connais son papa, je la connais depuis qu’elle est toute bébé. C'était prévu qu'elle retrouve quelque chose parce qu'elle voulait un temps plein. Et moi, je ne pouvais pas lui offrir ça.
Quelle est l’organisation au restaurant depuis ?
Aujourd'hui, je fais le service de midi, 7/7j. Et j'ai une nouvelle serveuse. Enfin, elle n’est pas vraiment nouvelle. Johanna, c’est l’une des premières que j’avais embauchées au restaurant il y a 10 ans, elle venait d’avoir 18 ans. Aujourd’hui, elle est maman d’une petite fille de bientôt 3 ans, elle est adorable. C'est comme ma fille, je l'ai connue très jeune. Elle a fait ses débuts ici. Elle est partie parce qu'il fallait qu'elle change, qu'elle voit autre chose. Et pareil que Laura, ça fait la troisième fois qu'elle revient, elle aussi. Johanna est ravie. Elle m’a dit qu’elle a regretté son départ. Ici, c’est chez elle, c’est sa maison, sa famille.
Après Cauchemar en cuisine, certains restaurateurs ne parviennent pas à sortir la tête de l’eau et mettent en vente leur établissement. Est-ce une option pour vous ?
Je ne sais pas du tout. Je ne peux pas prédire l'avenir. Si j’ai une proposition… Je ne sais pas. Et puis, je vais bientôt prendre ma retraite. Mais est-ce que j’aurai ce courage d’abandonner ? Impossible de répondre. Parce que je ne me vois pas rester sans travailler. Après, si c’est par la force des choses que je perds mon restaurant, que je ne peux plus plus suivre, alors je me dis que j’aurais vraiment fait mon possible, que je serais allée jusqu’au bout pour le sauver.
Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople.com.
player2
player2