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Grégory Bakian : En état de grâce au Palace, devant Manu Petit et les people

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Grégory Bakian était en concert au Palace à Paris le 18 décembre 2017. Images exclusives Purepeople.com.
Un tour de chant magistral, avant d'ouvrir un nouveau chapitre...

Il y a des fins qui ont tout de commencements. Le 18 décembre 2017, Grégory Bakian refermait dans la très belle salle parisienne du Palace un chapitre fondateur dans sa carrière de chanteur : devant un millier de spectateurs, l'ancien champion en herbe des circuits automobiles en terminait en apothéose avec cinq années de concerts, faisant résonner sa voix d'or une toute dernière fois pour le public avant de se retirer pour se lancer, enfin, dans la réalisation de son premier album.

"Ce qui est beau dans ce projet, confiait-il à Purepeople à quelques jours de cette représentation qui a nécessité huit mois de préparation - sans le soutien d'aucune maison de disques -, c'est qu'on est partis d'une feuille blanche il y a quatre, cinq ans ; il n'y avait rien du tout, aucune chanson, et on a construit un EP, avec des chansons écrites par des auteurs-compositeurs incroyables - ce n'est pas facile d'avoir accès à ces gens-là (Charles Aznavour, Michel Jourdan, Bon Jovi) quand on vient d'un village du Sud de la France et qu'on n'est le fils de personne."

La belle histoire de l'adolescent promis à un brillant avenir dans le sport automobile - avenir bridé faute de moyens financiers - et devenu chanteur presque par accident - une voix de tenor qui a été primée lors de nombreux concours, quel bel accident ! - va continuer de s'écrire en studio, cinq ans après sa rencontre heureuse et déterminante avec Mischa Aznavour, fils du grand Charles. Mais avant cela, Grégory Bakian, qui était le 11 janvier parrain musical du superbe 10e gala Handicirque et doit encore se produire à Bandol le 2 février, a dûment savouré son jubilé, entouré de quelques proches qui comptent et de fans déjà nombreux...

Un ange gardien dans la salle...

Outre ses parents, il y avait notamment ce soir-là son producteur Richard Darmon et l'ancien footballeur Emmanuel Petit, qui le soutient depuis leur rencontre au cours d'un événement caritatif, conquis par la chanson Ce qui ne tue pas nous rend plus fort que Grégory avait interprétée pour l'occasion. Pourtant très discret, le champion du monde France 98 n'a pas hésité à prendre fait et cause pour le jeune artiste, non seulement en devenant associé au sein du label indépendant Seiya Records qui le produit, mais aussi en lui offrant une certaine exposition médiatique en radio et en télévision. "Manu Petit, c'est mon ange gardien, c'est comme un frère pour moi", nous a confié avec effusion Grégory, qui n'hésite pas non plus à solliciter la "fibre artistique assez développée" de l'ancien défenseur des Bleus pour connaître son avis sur ses chansons.

Le rendez-vous au Palace, où de nombreuses personnalités étaient rassemblées pour l'événement (voir notre diaporama) et dont nous vous proposons un reportage édifiant, offrait aussi l'occasion de vérifier le postulat que Grégory Bakian avait formulé quelques jours plus tôt lors de notre rencontre au salon Angel Studio, dans le 17e arrondissement de Paris : "Il y a un côté rock 'n' roll en moi et dans mes concerts il y a tout cela, c'est à l'image de ce que je suis. Quand on me voit, on a l'impression que je suis très lisse, mais en fait, quand on vient me voir en concert ou qu'on me connaît un petit peu, on voit que c'est la guerre à l'intérieur, c'est un volcan", exposait-il avec un brin de malice. Et de fait, quelques instants seulement après son entrée sur scène en costume-cravate bien propret, on accuse réception du message : accompagné d'une formation clavier-guitare électrique-basse-batterie-violon, l'artiste débute son concert avec la ballade rock Le jour où le monde m'est tombé dessus, entrée en matière puissante qui expose déjà toute sa palette vocale - coffre et amplitude, interprétation et nuances -, avant de poursuivre avec Amélie, gracieuse chanson issue de son premier EP.

Quelques petits ajustements plus tard (retour oreillette, réverb' : il fallait que tout soit parfait, pour cette dernière !), on profite sans réserve de Je prends, un vrai single en puissance, qui conjugue la délicatesse de couplets chantés avec la douceur d'un Martin Rappeneau et l'envolée lyrique d'un refrain ample envoyé avec la puissance d'un Florent Pagny - un modèle d'interprétation pour Grégory Bakian.

Grégory Bakian, Je Prends (clip)

Ceux du public qui ne connaissent pas encore ses titres personnels peuvent ensuite chanter en choeur, à son invitation, lorsqu'il reprend avec brio Qui a le droit ? de Patrick Bruel. Un choix de titre qui rappelle combien le jeune chanteur attache d'importance aux messages que la variété, une variété à laquelle il a la ferme intention de rendre ses lettres de noblesse, peut véhiculer.

Un voeu pieux qui passe par une certaine exigence, et le titre qui suit, Ce qui est en moi, écrit par Christophe BArdi (Roch Voisine), en est une parfaite illustration : "Christophe me propose dix titres, et il n'y en a pas un seul qui me touche vraiment, relate avant de commencer Grégory Bakian en se remémorant leur rencontre. Je lui demande s'il n'en a pas une autre. Il me dit que si mais qu'il doit la proposer la semaine suivante ; elle était destinée à un grand artiste qui nous a quittés récemment : Johnny Hallyday. Je lui ai demandé de me laisser une chance, j'ai insisté, insisté, et il a fini par accepter." Et c'est ainsi qu'on l'entend donner corps à ce blues-rock downtempo dont le riff initial n'est pas sans faire penser à certains titres cultes du regretté Johnny. Idem concernant les paroles, d'ailleurs : "Vous pouvez cogner sur l'homme / Mais vous n'aurez pas ce qui est en moi / Ce qui est en moi, c'est cet enfant-là."

A coeur et accords

Dénonçant alors les dérives de la société actuelle et l'individualisme qui prévaut, Grégory Bakian saisit l'opportunité de rendre hommage à Emmanuel Petit, dont la nature pure et authentique a inspiré la chanson On parle bien d'un homme. Une chanson forte, droite dans ses bottes, à l'image de celui qui l'a suscitée. Puis, après avoir repris avec une maîtrise remarquable l'acrobatique Ecris l'histoire de Grégory Lemarchal, il enchaîne avec son titre signature : Ce qui ne tue pas nous rend plus fort. "Cette chanson est un petit peu le point de départ de ce projet. Elle fait référence aux deux parties de ma vie, les années de pilote automobile, la compétition, le goût du risque, et ma vie de chanteur, sur scène. Elle a été écrite avec Thierry Sforza, inspirée par la vie de Philippe Streiff, qui se bat aujourd'hui pour le handicap", explique-t-il à celles et ceux qui le découvrent ce soir-là.

La séquence émotion se prolonge : dans le sillage de Ce qui ne tue pas..., Grégory Bakian interprète l'émouvante Un signe, composée à la mémoire de son ami Jules Bianchi. "Cette chanson s'adresse à tous ceux qui ont eu la douleur de perdre quelqu'un. Moi, je la chante tous les soirs en pensant à une personne que j'ai connue à 5 ans sur les circuits de karting. On avait le rêve de devenir pilote de Formule 1, il l'a atteint. Il nous a quittés trop tôt...", raconte-t-il avec affliction avant de chanter, resté seul en scène avec son pianiste. Dans la douceur qui s'installe, un ange passe...

L'Adolescence pour Grégory Bakian, et l'avenir lui appartient

"On va continuer avec une chanson d'un artiste qui compte beaucoup pour moi, reprend l'interprète après ce moment d'intense émotion. Il m'a écrit une chanson pour mon premier EP, je vous laisse deviner de qui il s'agit..." Et les "Charles", pour Charles Aznavour (qui n'a malheureusement pas pu être présent lors de cette soirée), fusent avant même qu'il entonne La Mamma. L'intéressé aurait apprécié : la performance vocale, en particulier sur la note finale, déclenche un tonnerre de vivats.

Suivent quelques reprises bien enlevées, Toi+Moi de Grégoire en guise d'appel à la solidarité, puis Si seulement je pouvais lui manquer de Calogero, et L'Envie, titre de Johnny Hallyday que Grégory Bakian interprète régulièrement - mais c'était la première fois après la disparition du rockeur adoré. Les applaudissements n'ont pas le temps de se taire qu'il entonne L'Adolescence, cette valse gracieuse que Charles Aznavour lui a offerte dans des circonstances que vous découvrirez prochainement dans l'intégralité de notre entretien avec Grégory.

En guise de clou du spectacle, Grégory Bakian annonce enfin "une petite surprise" : "Une chanson qui sera sans doute sur mon nouvel album, elle s'appelle C'est la vie", annonce-t-il à propos de ce titre composé par l'émérite Frédéric Château (compagnon de route de Pascal Obispo, Florent Pagny ou encore Hélène Ségara, auquel on doit aussi le single collectif Des ricochets). La soirée se termine au zénith, avec une reprise d'Amsterdam et une interprétation de l'air d'opéra Nessun Dorma (sur lequel un certain... Florent Pagny a fait des merveilles pour l'album Baryton) qui donne raison à Jean-Pierre Blivet : l'ancien professeur de chant de l'illustre soprano Natalie Dessay, qui est celui de Grégory, l'avait encouragé à passer des concours internationaux et poussé vers une carrière opératique, que l'intéressé a préféré décliner pour suivre sa propre voix/voie.

"Rappelez-vous toujours d'où vous venez", dit Grégory à son public, à l'heure de reprendre Ce qui ne tue pas... pour un final en apothéose. Lui n'oublie pas... et sait où il va.

Reportage exclusif réalisé au Palace, toute reproduction interdite sans mention de Purepeople.com.

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