Il est l'encyclopédie incontournable de la chanson française. Attaché de presse historique et biographe de renom, Fabien Lecœuvre a bâti sa carrière dans la lumière, côtoyant d'immenses stars comme Claude François ou Michel Polnareff. Aujourd'hui, le sexagénaire continue de partager sa passion dans les médias, notamment comme chroniqueur régulier sur W9, dans Tout beau tout neuf auprès de Cyril Hanouna. Mais derrière son éternel sourire se cachent des blessures intimes vertigineuses. Récemment invité dans l'émission Ça commence aujourd'hui sur France 2, dont un extrait poignant a émergé sur Instagram, il a livré un récit glaçant sur sa jeunesse.
"On ne dit rien quand on est enfant. Mais je pense qu'on garde une espèce de traumatisme interne qui reste, je pense, toute l'existence", lance Fabien Lecoeuvre, attaché de presse célèbre. Et de relater une anecdote violente : "Dans ma vie d'enfant, je n'arrivais pas à apprendre les tables de multiplication. Ma mère me mettait au coin avec un dictionnaire sur la tête. Ca durait 20 minutes, une demi heure. Un jour, alors que je ne connaissais pas ma table de 7 ou de 8, mes parents m'ont dit : 'Habille toi. On ne te veut plus comme enfant, donc on va aller te mettre dans un bois.' Ils m'ont dit d'aller dire au revoir à mes sœurs, je l'ai fait et je pleurais les larmes de mon corps. Je devais avoir 7 ou 8 ans, c'est très jeune." A la demande de ses parents, le chroniqueur de 67 ans s'est donc exécuté. "Je me suis habillé, j'ai mis mon manteau, je suis descendu, je me suis assis à l'arrière de la voiture. Il a démarré et fait le tour du pâté de maison. J'étais persuadé que ça y est, ma vie était finie. J'allais finir dans un bois à 21h le soir, seul, abandonné par ma famille et mes parents."
Une situation qu'il qualifie de "cauchemar". "Et aujourd'hui, c'est inimaginable dans l'éducation d'un enfant", ajoute Fabien Lecoeuvre. Finalement, la voiture a fait demi-tour : "Et puis mon père me dit : "Tu vas les apprendre tes tables de multiplication ?" J'ai répondu oui, dans un sanglot. Et puis il a dit qu'on allait remonter." Encore aujourd'hui, 60 ans plus tard, le chroniqueur télé en garde un amer souvenir. "J'ai trouvé cette punition horrible. Et puis des années plus tard, quand on devient parent, on se demande comment on peut imaginer faire ça à un enfant, quel que soit son comportement, lâche-t-il. J'ai eu une enfance un peu compliquée mais comme j'étais un joyeux de nature, je positivais tout." Un état d'esprit qui l'a sans aucun doute aidé à aller de l'avant.
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