On peut dire que pour la pétillante Héléna Bailly, les projets s'enchaînent à un rythme absolument effréné depuis sa sortie du célèbre château de Dammarie-les-Lys. Après avoir rempli les plus grandes salles de l'Hexagone et de la Belgique d’abord aux côtés de ses camarades de promotion puis en solo, la jolie Belge de 24 ans s'attaque désormais avec beaucoup d'ambition à la tournée des festivals tout au long de la saison estivale. Pas plus tard qu'hier, elle était sur la scène des Francofolies d'Esch au Luxembourg et ce n’est pas près de s’arrêter.
Le 26 juin prochain, c'est au mythique festival des Solidays, sur l'hippodrome de Longchamp, qu'elle est attendue de pied ferme par des milliers de fans. Elle enchaînera ensuite une feuille de route marathon de pas moins de 20 dates, jusqu’au 11 septembre, passant d'Albi à Nouméa, sans oublier des détours très attendus par sa Belgique natale. Une liste impressionnante de concerts sur lesquels la jeune chanteuse assurera, sans nul doute, le show avec brio, mais où elle devra pourtant prendre son mal en patience en coulisses. En effet, si l'interprète des tubes Aimée pour de vrai et Mauvais Garçon gère la scène comme aucune autre ancienne candidate de la Star Academy, elle lutte au quotidien pour ne pas flancher.
C'est lors d'un entretien accordé à nos confrères de Billboard France que l'acolyte de Pierre Garnier a choisi de s'exprimer sans fard sur son rapport complexe aux grands rassemblements : “Je suis agoraphobe et claustrophobe donc les festivals, au départ, ça représente un peu ma pire angoisse sur terre”. Pour rappel, l’agoraphobie est un trouble anxieux, caractérisé par la peur intense des espaces ouverts, des transports en commun, mais surtout des foules denses ou des situations dont il s’avère difficile de s’échapper rapidement. On comprend dès lors pourquoi l'exercice du festival, où se massent des dizaines de milliers de festivaliers en transe, relève d'une véritable épreuve pour elle.
Selon les données médicales fournies par la plateforme de téléconsultation médicale Qare ainsi que par le Manuel MSD, cette phobie ne touche que 2 à 3% de la population mondiale mais reste très handicapante. Héléna se souvient d'ailleurs : “Mon tout premier festival ? Je me souviens, j'ai fait de l'hyperthermie parce que je n'avais pas assez bu et j'ai fini avec 40 de fièvre”. En effet, parmi les symptômes les plus fréquemment listés, on retrouve des sensations aiguës de vertige ou de malaise, des palpitations intenses allant parfois jusqu'à la tachycardie, des douleurs thoraciques ou abdominales pouvant faire redouter une crise cardiaque, mais aussi des nausées, des tremblements de fièvre ou encore la sensation terrifiante d’avoir du mal à respirer. Autant de signaux d'alerte qui auraient pu pousser n'importe qui à fuir les projecteurs, mais qui ne suffiront pas à freiner celle que ses fans surnomment affectueusement “la reine de Belgique”.
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