Sa disparition suscite un grand émoi dans le monde de la littérature. L’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa nous a quittés à l’âge de 89 ans à Lima le 13 avril 2025, laissant derrière lui une immense carrière littéraire, ayant été désigné prix Nobel de littérature, membre de l'Académie française et homme de convictions. On lui doit ainsi La Ville et les Chiens, son imposant chef-d’œuvre Conversation à la cathédrale, paru en 1969, Aux Cinq Rues, Lima, et Les Chiots. Il s'en est allée aussi avec une histoire sentimentale particulièrement riche montrant qu'il ne se souciait que peu des conventions sociales. Le Figaro a braqué les projecteurs sur sa vie amoureuse atypique.
Trois femmes ont particulièrement marqué Mario Vargas Llosa. Par ordre chronologique, il y a d'abord Julia, de dix ans son aînée et qui a été la femme de son oncle. On imagine la réaction de leurs proches quand il l'a épousé, alors âgé de 19 ans. Il contera leur histoire dans La Tante Julia et le scribouillard. Elle lui répondra avec Ce que le petit Vargas ne dit pas (Lo que Varguitas no dijo), pas satisfaite de sa vision de leur couple.
Une décennie plus tard, Mario Vargas Llosa la quitte pour épouser en 1965 une autre membre de sa famille, sa cousine germaine, âgée de 19 ans et qui n'est autre que la fille de sa tante par alliance et première épouse Julia ! Sa nouvelle femme Patricia Llosa Urquidi sera celle qui supportera tout de lui, comme il l'a dit lui même et avec qui il aura trois enfants. Elle l'accompagnera pendant cinquante ans, jusqu'à leur divorce en 2015. A cette époque, Mario Vargas Llosa va aussi être en conflit avec un ami, lui-même grand romancier et auteur de Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez (qui est mort il y a tout juste un an). Une brouille qui pourrait trouver son origine dans l'implication de Gabriel Garcia Marquez dans les relations difficiles entre Vargas Llosa et son épouse Patricia Llosa. Certains diront qu'ils auraient eu une relation extra-conjugale, d'autres que l'ami ne supportait pas comment il traitait sa femme. Les deux intéressés n'en parleront jamais publiquement.
2015, c'est l'année où Mario Vargas Llosa, 79 ans, tombe sous le charme d'Isabel Preysler, mannequin, mondaine, présentatrice de télévision espagnole d'origine philippine et… ex-femme du chanteur espagnol Julio Iglesias.
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Il assume cette idylle jusque dans les pages du magazine espagnol Hola! : "Si c’est le prix à payer pour être avec celle que j’aime, je le paierai. Mais avec résignation, pas avec enthousiasme." Leur couple très médiatisé va durer jusqu'en 2022.
La vie amoureuse de Mario Vargas Llosa et sa dernière période très médiatisée avec l'ex du crooner latin, doublée de position politique lorgnant vers le libéralisme, aurait pu faire oublier sa bibliographie immense. Libération rappelle ainsi que "cet appétit social jumeau d’une générosité et d’une liberté profondes [...] avait fini par faire oublier à beaucoup, surtout à gauche, l’essentiel : Mario Vargas Llosa est l’un des grands romanciers réalistes de la seconde partie du XXe siècle". Les hommages pleuvent depuis l'annonce de sa disparition, à commencer par la France où le président de la république Emmanuel Macron lui a dédié des mots vibrants.
Une déclaration très puissante à l'image de la plume qu'avait Mario Vargas Llosa. Sa dépouille vient d'être transférée vers un crématorium de la capitale péruvienne pour y être incinérée.