Lundi 10 novembre était un jour attendu pour le clan Sarkozy puisque la demande de mise en liberté de l'ancien président de la République allait être étudié, 20 jours après que le mari de Carla Bruni a été écroué. Le voilà à présent libéré de prison et place sous contrôle judiciaire.
Ce jour, le parquet général a demandé la mise en liberté de Sarkozy avec placement sous contrôle judiciaire avec interdiction de contacts avec les différents prévenus et témoins du dossier libyen. L'avocat général a précisé que "l'extrême gravité des faits et le quantum de la peine ne doivent pas entrer en ligne de compte. Seuls comptent les critères de l'article 144 (du Code de procédure pénale, NDLR)." Et la justice a donc choisi de le faire sortir de prison. La cour lui a imposé une "interdiction de contact" élargie, notamment avec le garde des Sceaux Gérald Darmanin, et de sortie du territoire national.
Cette décision est un soulagement pour Nicolas Sarkozy qui a rejoint la prison de La Santé le 21 octobre dernier et se battait pour retrouver la liberté. Ce matin, après les réquisitions du parquet général, Nicolas Sarkozy a pris la parole. "Je souhaite qu’on soit convaincu d’une chose : je n’ai jamais eu l’idée folle de demander à M.Khadafi quelque financement que ce soit. Jamais je n'avouerai quelque chose que je n’ai pas fait", a-t-il déclaré en visio. Puis, il a évoqué les conditions de sa détention : "J’ai répondu scrupuleusement à toutes les convocations. Je n’avais pas imaginé attendre 70 ans pour connaître la prison. Cette épreuve m’a été imposée, je l’ai vécu. C’est dur c’est très dur, ça l’est certainement pour tout détenu, je dirais même que c'est éreintant." Nicolas Sarkozy a aussi rendu hommage au personnel pénitentiaire "qui a été d’une humanité exceptionnelle qui a permis de rendre ce cauchemar supportable."
Jean et Pierre Sarkozy, ainsi que Carla Bruni étaient présents pour soutenir Nicolas Sarkozy.

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