A 37 ans, Pierre Niney fait l'unanimité auprès du public français. Le comédien multi-récompensé savoure également un immense bonheur côté vie privée. Loin des caméras, il coule de paisibles jours aux côtés de la femme qui partage sa vie depuis ses débuts, la photographe et actrice Natasha Andrews. Ensemble, les tourtereaux sont les heureux parents de deux petites filles : Lola, âgée de 8 ans, et Billie, 6 ans. Un rôle de père particulièrement inspirant pour la star, qui accorde une très grande importance à la transmission et à l'éducation.
Au micro de Brut en janvier dernier, la star du cinéma se livre à cœur ouvert sur la richesse de son parcours. L'acteur ne tarit pas d'éloges sur l'enseignement public, véritable moteur d'égalité des chances selon lui. "Moi, j'ai eu la chance d'aller à l'école publique, où il y avait une mixité sociale et un accès aux arts. On m'a emmené au théâtre. Encore une fois, j'avais la chance d'être déjà dans un univers créatif, j'avais déjà ce tremplin-là qui était déjà un déterminisme social pour moi", déclare-t-il.
Pour lui, la culture doit faire partie intégrante de la vie d'un enfant. Et cela, pas uniquement pour les familles privilégiées. "J'ai vu le système public fonctionner encore, c'était il y a 20 ans, en emmenant ces enfants au théâtre, en les détournant d'un échec scolaire qui aurait été peut-être leur destination première. Par des bons profs, des gens passionnés et par des gens qui ne sont pas rétribués à leur juste valeur aujourd'hui. Ce sont des métiers très difficiles qu'au fond personne ne veut faire. Preuve en est, les gens ne viennent pas postuler, regrette Pierre Niney dont la soeur est une ponte dans son domaine. Il faut que ces services publics fonctionnent justement pour ne pas rester dans cette idée que la culture n'est qu'accessible aux plus fortunés et que ce n'est qu'une fois que tu n'as plus de problèmes que tu vas au théâtre. Non, tu règles des problèmes en allant au théâtre."
La culture, plus qu'un simple divertissement, un véritable besoin pour Pierre Niney. "C'est évidemment un tissu social très fort. Parce que les gens débattent - on n'est d'accord ou pas d'accord -, même aujourd'hui avec les plateformes, les gens discutent des séries à la machine à café. Et la culture, c'est effectivement pouvoir sortir aussi de sa condition première, des déterminismes sociaux même si on sait qu'ils sont très ancrés", lance l'interprète du Comte de Monte-Cristo. Par ailleurs, en tant que père de deux enfants, il met un point d'honneur à transmettre ces valeurs à sa progéniture : "Quand on lit des histoires à nos enfants le soir avant de dormir - c'est quand même ce qui est recommandé par les neurosciences, et tout le monde le fait ou devrait le faire -, on construit avec de la culture. Ce sont des livres imaginés par des gens avec des histoires imaginées. On est en plein dans la culture. On leur donne des repères dans le monde, on leur apprend des mots, on leur apprend à élaborer une pensée, on leur apprend aussi l'empathie et un sens moral. Et ça, juste avec un livre." Un témoignage fort de la part du comédien mais aussi du papa qu'il est.
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