L'Hippodrome de Paris-Longchamp devait vibrer au rythme de la joie et de la musique du vendredi 26 au dimanche 28 juin à l’occasion du Festival Solidays, tant attendu chaque été. Durant trois jours et deux nuits, les plus grands artistes du moment devaient se produire sur scène devant près de 250 000 spectateurs. Parmi les stars prévues au programme figuraient Zara Larsson, Gims, Orelsan, Bigflo & Oli, mais aussi Helena.
Malheureusement, à seulement quelques heures du lancement du festival, la nouvelle de son annulation est tombée, à la suite d’une décision du préfet de police de Paris en raison des températures extrêmes et de la chaleur qui accable la France. Une décision jugée "nécessaire face à la canicule et à la très forte pression qui pèse sur les soignants et le système hospitalier", a rapporté le Festival Solidays sur les réseaux sociaux, affirmant au passage comprendre et accepter ce choix.
C’est via sa story Instagram que la jeune Helena a tenu à adresser un mot aux organisateurs de Solidays de l’association Solidarité Sida, qui font face à cette terrible nouvelle.
"J’avais la chance de pouvoir jouer aux Solidays cette année et j’attendais ce moment avec impatience. Mais face aux risques liés à la canicule, la sécurité du public, des bénévoles, des équipes et des artistes reste la priorité. Une pensée sincère à toutes les personnes qui travaillent depuis des mois pour faire vivre ce festival, et surtout aux associations. Merci à toutes celles et ceux qui avaient prévu d’être là. Prenez soin de vous et de vos proches avec ces fortes chaleurs", a alors écrit l'amie de Marguerite, attristée, mais comprenant toutefois les raisons de cette annulation.
© Instagram
Helena n’est pas la seule à être peinée par l’annulation de Solidays. Antoine de Caunes, qui défend le festival chaque année en tant que parrain historique de l’événement, a lui aussi pris la parole auprès du Parisien pour revenir sur cette décision annoncée dans la matinée du jour de l’ouverture du plus grand festival parisien de l’année.
"Évidemment, c’est la sage décision à prendre. Il y a un principe de précaution. Quand vous mettez 80 000 personnes sur une pelouse surchauffée, avec des conditions pareilles, on prend des risques. Et évidemment, la sécurité de notre public prévaut. Mais c’est violent. C’est une telle somme d’énergie et de travail de monter un barnum pareil tous les ans, 3 000 bénévoles qui, depuis trois semaines, sont sur le site à monter le tout et à qui on apprend que tout s’arrête, c’est terrible. Il y a eu beaucoup de larmes, d’embrassades. Notre objectif, toujours, c’est de réunir ces trois millions de bénéfices à redistribuer dans la foulée", a-t-il déclaré avant de souligner qu’ils se retrouvaient donc "avec un manque à gagner de trois millions" d’euros.
"On compte évidemment sur la bonne volonté des assurances, ça doit être couvert en partie, mais aussi sur un geste des spectateurs. Ils peuvent se faire rembourser mais participeront peut-être à l’effort de guerre en ne le demandant pas, comme lors du Covid... On espère des gestes de tous les côtés, le sort de l’association est en jeu." Les conditions météorologiques l’interrogent sur l’avenir, l’amenant alors à "envisager des dates plus ouvertes", en déplaçant ainsi le festival "plus tôt dans la saison ou plus tard à la rentrée".
La canicule entraîne des annulations d’événements à la chaîne. La Marche des fiertés, prévue ce samedi 27 juin, a quant à elle été reportée au mois de septembre. Un autre exemple, s’il en fallait un, montrant que la France est actuellement soumise à cette chaleur exceptionnelle qui la frappe en ce début d’été.
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