Alors qu'il vient de sortir son nouveau single Aimer les gens, Flo Delavega revient pour Réel média sur sa séparation avec Jérémy Frérot. "Au moment où je lai lâché, c'était dans un tuk-tuk au Pérou. J'arrivais pas à le délivrer et je lui ai dit 'écoute, je crois que je veux arrêter, je crois que j'accepte pas le package de l'artiste qui cartonne'. J'ai vécu une ascension de ouf à l'époque des Fréro. J'étais prof d'EPS dans un collège à Bondy-Nord et puis The Voice est venu nous chercher, nous a demandé de participer à l'émission. On sentait avec Jérém que cela allait nous amener quelque part mais on n'était absolument pas conscient que cela pouvait nous amener aussi loin, si haut et si vite.", a-t-il d'abord raconté.
Et d'ajouter : "Je me rappelle de la première diffusion, on est tous ensemble, on était à Saint-Denis dans mon appartement et nos téléphones se mettaient à vibrer. Je n'ai pas trop aimé ce moment-là. Je me suis senti un peu envahi. C'est merveilleux parce que cela fonctionne, et que les gens sont là, mais il y a aussi énormément de responsabilités. Et donc de la pression. Tu es anonyme et d'un coup tu ne peux pas trop faire ce que tu faisais avant et c'était très nouveau. Enfin si tu peux, mais faut accepter que tu vas être très souvent sollicité et regardé, un peu comme un animal dans un zoo (...) On a constamment de la promo et puis à partir du jeudi t'es en concert, jeudi soir, vendredi soir, samedi soir...Pendant trois grosses années."
La situation est alors devenue de plus en plus difficile à vivre pour lui : "Au niveau de la santé je sentais que cela commençait à tirer, J'ai eu deux crises de calculs rénaux dans une même période. La veille de l'Olympia je ne pouvais plus lever le bras. Cela affecte aussi le mindset : tu vis un peu un ascenseur émotionnel. Le soir t'es porté par les gens, tu vis un shot de dopamine incroyable et puis tu as la redescente du lendemain. C'est quand même pas très naturel à vivre en fait (...) Y'a un coté 'cela me fait mal, mais je suis addict'. Quand tu vois la liste des symptômes d'un burn-out, tu te dis 'ah oui, on en est pas loin'. Je le savais depuis des mois que je voulais arrêter."
L'inévitable s'est alors produit : le duo a pris fin. "Lui (Jérémy Frérot, ndlr), il l'a pris de manière assez froide et assez...Il l'a accueillie, et m'a dit 'ok je comprends'. Et puis après il y a un procès, un deuil, donc je sais que cela a été douloureux pour lui mais il ne m'en a jamais voulu ou fait ressentir cela.", a précisé Flo Delavega, lui qui s'est, après cette rupture professionnelle, "installé dans la forêt", loin de la civilisation : "J'ai choisi une maison où il n'y avait pas de voisin, d'électricité courante, et d'eau. Fuir la ville, le système, les lumières. Je suis à ce moment-là dans un délire : je veux me lever tous les jours avant le soleil, donc je le fais. (...) Mais cette paix m'a aussi amenée à devenir un peu terne, à être un poil dépressif. Je me transformais en ermite, je savais pas où j'allais."
C'était "une étape de vie", pour celui qui effectue donc aujourd'hui un retour musical : "J'ai envie d'écrire mes chansons, mes textes, et de me présenter aux gens sous ma nouvelle version." A noter que Jérémy Frérot, qui a eu deux enfants avec Laure Manaudou, s'est de son côté lancé - après cette séparation - dans une carrière en solo en 2018 avec le single Revoir, puis l'album Matriochka.
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