Julio Iglesias est dans la tourmente. Le 13 janvier dernier, deux médias espagnols ont dévoilé les résultats d’une enquête qui a duré trois ans. Le chanteur de 82 ans aurait infligé un climat de contrôle, de harcèlement et de terreur à ses employées s'occupant de maisons localisées en République dominicaine et aux Bahamas. Nos confrères de Paris Match sont revenus sur cette affaire ce jeudi 22 janvier. Toujours selon leurs informations, c’est un “véritable système d’exploitation de jeunes femmes travaillant au sein de ses propriétés” qui aurait été mis en place. Un schéma décrit comme une “mécanique structurée et perverse, rythmée de maltraitance et d’abus quotidiens”, peut-on lire ensuite.
Dans leurs colonnes, nos confrères expliquent qu’il y aurait “deux cheffes du personnel” chargées du recrutement de celles qui sont surnommées Les Señoritas. Pour cela, ce seraient des petites annonces publiées sur le réseau social Instagram, ciblant des jeunes femmes entre 25 et 35 ans. La suite se déroulerait ensuite sur WhatsApp, et il aurait été demandé à ces dernières de fournir des “photos de leur visage et de leur corps”, est-il précisé. Selon un témoin, Julio Iglesias n’aurait plus qu’à “faire défiler les photos du téléphone et les commenter”. Le CV ne serait pas important pour ce recrutement et il n’y aurait pas d’entretien préalable.
Le média explique ensuite que le personnel de maison serait divisé en deux catégories. D’un côté, les employées de maison en uniforme. Pour la seconde catégorie, il y aurait Les Señoritas, qui bénéficieraient d'avantages : “Une chambre avec salle de bain individuelle et surtout plus de temps libre. Mais toutes seraient à la merci du crooner, aujourd’hui âgé de 82 ans”, peut-on lire. Rebecca, dont le prénom a été changé, a accepté de prendre la parole, expliquant avoir été âgée de 22 ans au moment de son recrutement. “Elle va détailler à Cabrera des insultes, gifles, humiliations en cascade ainsi que les sévices sexuels auxquels le chanteur l’aurait soumise presque tous les soirs”, est-il précisé. Des faits qui, selon son témoignage, remonteraient à 2021. Nos confrères ajoutent ensuite que Julio Iglesias serait un employeur à cheval sur le travail de ses employés, ne leur permettant pas de quitter le domaine avant trois mois de travail ininterrompu.
Face aux accusations, Julio Iglesias a souhaité prendre la parole. Dans un communiqué publié sur son compte Instagram, il a fermement réfuté les propos évoqués. “Je nie avoir abusé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit”, a-t-il débuté avant de conclure : “Ces accusations sont complètement fausses et me rendent très triste”. Une enquête préliminaire et confidentielle a été ouverte par la justice espagnole, qui doit décider s’il existe suffisamment d’éléments pour poursuivre une procédure judiciaire formelle. Le chanteur, de son côté, reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.
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