Parmi tous les biens immobiliers détenus par la ville de Paris, il y en a un qui devrait prochainement être vendu aux enchères, comme l'a rapporté Le Parisien lundi 29 décembre 2025. Il s'agit d'un hôtel particulier situé sur le boulevard de Montmorency dans le 16e arrondissement de la capitale française. Ce bâtiment est célèbre pour avoir été le logement d'une grande famille d'artistes. En effet, l'hôtel particulier présent au 67 boulevard de Montmorency, que la ville de Paris possède depuis les années 30, fut la maison des frères Goncourt (Edmond de Goncourt et Jules de Goncourt, ndlr). Respectivement nés en 1822 et en 1830, les deux frères se sont distingués au cours de leur existence grâce à leur talent d'écrivain, de romancier, mais aussi d'historien.
Aujourd'hui, une célèbre académie, qui récompense chaque année un écrivain, porte leur nom. À l'origine, le but de l'académie Goncourt était de proposer un contrepoint exact à l'Académie française, devant ainsi aider à l'éclosion des talents. Elle devait alors couronner, non pas des auteurs célèbres, mais de jeunes écrivains. Lors du dernier conseil municipal de Paris en date, la Mairie a indiqué que l'ancien hôtel particulier des frères Goncourt s’apprête à être "totalement libéré au plus tard à la fin de l’année 2025". La propriété, décrite comme étant "en bon état général", se compose d’un bâtiment principal, de quatre niveaux et d’une annexe. C'est en 1868 que les deux célèbres écrivains se sont installés dans les étages supérieurs.
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"Dans leur grenier du second étage, ils reçoivent tous les dimanches après-midi un grand nombre d’écrivains et d’artistes", est-il d'ailleurs précisé sur un panneau présent à l'entrée du bâtiment. Si la ville de Paris envisage de vendre cet édifice aux enchères, c'est parce qu'elle se trouve dans l'impossibilité d'en faire un logement social. "Cette maison est classée au titre du patrimoine, identifié comme bâtiment protégé au PLUb (plan locaal d’urbanisme bioclimatique, ndlr). Toute démolition est interdite, toute transformation extérieure est extrêmement encadrée, toute extension ou surélévation est impossible", a premièrement souligné Lamia El Aaraje, adjointe (PS) chargée de l’urbanisme à l’hôtel de ville de Paris. "Les protections patrimoniales empêchent toute extension ou création de surface. Et le règlement de copropriété impose une surface minimale de 150 m2 par logement ce qui limiterait à un seul logement puisque nous sommes sur une surface de 200 m2", a-t-elle ensuite ajouté dans les colonnes du Parisien. Conserver ce patrimoine ne semble donc pas utile à la ville de Paris, d'autant plus que les charges s’élèvent à 13.000 euros par an.
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