Laura Felpin n'hésite pas à parler ouvertement des épreuves qu'elle a traversées. En mars 2025, l'humoriste avait ainsi annoncé être atteinte d'un cancer de la thyroïde, diagnostiqué après le retrait d'un nodule. Elle avait choisi d'évoquer sa maladie sans tabou, une franchise dont elle fait également preuve lorsqu'elle parle d'un trouble qui a marqué son enfance : son strabisme.
Invitée sur France Inter ce vendredi 18 septembre, elle est revenue sur cette particularité physique et sur la manière dont elle a longtemps pensé qu'elle avait influencé la petite fille qu'elle était. Pour l'affiche de son spectacle, elle avait d'ailleurs choisi une photographie d'elle enfant sur laquelle son strabisme n'était pas visible. "Au début je pensais, j'avais affiché très fièrement cette photo de moi enfant sur mon affiche de spectacle, en me disant voilà, là j'avais les yeux droits, j'avais pas de strabisme et tout, et je racontais que je m'étais un peu construite dans ce complexe-là", a-t-elle raconté. Mais avec le recul, la comédienne, actuellement en rémission, a fini par revoir son analyse. Car si son strabisme aurait pu peser lourdement sur sa confiance en elle, ses parents ont tout fait pour qu'il en soit autrement. Son père, éducateur sportif, et sa mère, clown et professeure de céramique, l'ont beaucoup encouragée durant son enfance. "Et en fait, je crois que mes parents ont tellement été encourageants, ils étaient vraiment là, qu'en fait, ça m'a plutôt permis l'inverse je crois", a-t-elle expliqué sur France Inter.
Ce n'est pas la première fois que Laura Felpin souligne le rôle déterminant de ses parents face à son strabisme. Dans une interview accordée à Version Femina en avril 2025, elle expliquait avoir longtemps pensé que ce complexe avait directement influencé son parcours. "Longtemps, j'ai cru que mon strabisme avait joué dans ma trajectoire, mais en réalité, il n'y a chez moi aucune volonté de prendre ma revanche", confiait-elle.
Car son enfance a également été marquée par les soins destinés à corriger son strabisme, entre opérations et rééducations. Là encore, ses parents ont veillé à ce qu'elle en ressente le moins possible le poids. "Je crois juste que mes parents m'ont tellement accompagnée et aimée, afin que je ne ressente pas le poids des opérations et des rééducations, qu'ils m'ont donné la confiance nécessaire pour oser. Je leur dois beaucoup", ajoutait-elle.