On le sait, Jérémy Ferrari aime l’humour noir et cela ne plaît visiblement pas à tout le monde. “La culture du harcèlement dans le stand-up / l’humour”, écrit l'humoriste Florence Mendez dans une publication qui fait beaucoup parler depuis ce mercredi 25 juin sur Instagram. La jeune femme de 38 ans utilise un extrait de celui qui est tombé dans une addiction qui touche de plus en plus de personnes, pour étayer son propos. “Comme vous avez été nombreux.ses à réagir à ma story j’en fais un post. Ça me trotte dans la tête depuis un moment parce que ces scènes se multiplient dans le stand-up et je trouve ça vraiment dérangeant. My two cents, hein, l’idée n’est pas d’aller harceler en retour les artistes, simplement de poser une réflexion”, écrit-elle en préambule.
Dans la séquence choisie, on peut voir Jérémy Ferrari en train de sermonner une dame qui a utilisé son téléphone portable durant l’un de ses spectacles. L’ancien alcoolique sévère, qui a évoqué sa cure de désintoxication par le passé, utilise l’humour pour faire comprendre à la dame qu’elle ne doit pas utiliser cet objet à ce moment-là, mais n’hésite pas à y aller un peu fort. “Le ‘rappel à la loi’, au règlement, ça me fait toujours chier. Même sans bonne raison, on enfreint toustes les règles quand ça nous arrange et quand les conséquences sont minimes. Ce n’est toujours pas une raison de prendre à parti comme elle l’a été”, explique Florence Mendez de son côté.
Quand certains lui rétorquent que la dame en question doit s'attendre à ce type d’interaction lorsqu’elle se rend à un spectacle de Jérémy Ferrari, l’humoriste belge ne l’entend pas de cette oreille. “Nope, tu peux t’attendre à te faire chambrer gentiment, pas à te faire humilier et agresser verbalement devant des milliers de personnes. Elle n’est même pas au premier rang, là où se mettent généralement les personnes qui ont envie d’interaction avec l’artiste”, répond Florence Mendez concernant la séquence impliquant l'artiste qui possède une maison en Essonne dotée d'une construction rare.
Par la suite, Florence Mendez répond à différents messages qu’elle a pu recevoir de personnes défendant Jérémy Ferrari dans cet extrait, avant d’évoquer les personnes qui se cachent derrière les humoristes. “Vous connaissez les artistes, pas les humains derrière. Le fait qu’on vous fasse rire, pleurer, qu’on vous inspire ou whatever, ne signifie pas que nous sommes des gens bien. Moi y compris”, précise-t-elle, avant d’ajouter : “C’est pas parce que vous nous trouvez talentueux.ses qu’on ne fait pas de la merde, d’où l’importance de ne pas idolâtrer les artistes.”
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