Tout juste remis des intenses fêtes de fin d’année où les représentations officielles s’enchaînent et épuisent, le prince Albert et sa famille vont pouvoir se ressourcer dans une des plus vieilles demeures appartenant aux Grimaldi. En effet, le château de Marchais, situé à 12 km de la commune de Laon dans les Hauts-de-France, est un lieu de refuge paisible pour le clan, où Albert II aime se reposer à l’abri des paparazzi et loin de l’extravertie Côte d’Azur. Nos confrères de Point de Vue révèlent qu’Albert II aime y passer quelques weekends l’été, mais aussi en septembre et février pour les parties de chasse, même s’il n’est pas un grand fan des armes à feu. Il sait que les quelques 430 habitants du village y respectent son intimité, lorsqu'il déguste son café au bar du coin ou lors de ses balades à vélo.
Bijou de la Renaissance, le château de Marchais est passé de main en main depuis sa construction en 1540. C’est Nicolas de Boussu, connu sous le nom de Longueval, maître d’hôtel de François Ier, qui avait ordonné sa construction à l’époque, en briques et pierres inspirée d’Azay-le-Rideau. Il y avait d’ailleurs reçu le roi à plusieurs reprises entre 1543 et 1546. À la mort de Nicolas de Boussu, le château est légué à son fils Clauden qui le revend à la famille des ducs de Guise. Après que la dernière héritière de la lignée se soit éteinte en 1688, la demeure passe dans les mains de plusieurs propriétaires au siècle suivant, de Louis IV-Henri de Bourbon à sa belle-soeur Mademoiselle de La Roche-sur-Yon.
© BestImage, Bruno Bebert / Bestimage
Ce n’est qu’au XIXe siècle que la château de Marchais devient propriété de la famille de Monaco. Le duc Valentinois, futur prince Charles III de Monaco, était à la recherche d’une propriété dans le Nord de la France pour se rapprocher de la Belgique, pays d’origine de son épouse. Il y terminera d’ailleurs sa vie en 1889. Durant la première guerre mondiale, la bâtisse est saccagée et pillée par les Allemands, mais est restaurée et remeublée en 1920 pour le mariage somptueux de Charlotte avec le comte de Polignac. Depuis, c’est bien Albert de Monaco qui a repris les clés de Marchais, le transformant en son "îlot de tranquillité".
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