Les Parisiens connaissent bien ce quartier du Xe arrondissement de la capitale. Et pour cause : Strasbourg–Saint-Denis est l’un des plus animés et cosmopolites de la capitale. Autour du boulevard de Strasbourg et de la rue du Faubourg-Saint-Denis, on y trouve des théâtres historiques, des restaurants du monde entier et des petites échoppes populaires. Longtemps associé aux cinémas et aux salles de spectacle, il s'est transformé ces dernières années avec des bars branchés, des cafés tendance et des adresses culinaires réputées.
Entre l’arc de triomphe de la porte Saint-Denis, vestige du XVIIe siècle, et l’agitation permanente du métro Strasbourg–Saint-Denis, le quartier garde une atmosphère festive... parfois chaotique. Et Fary en sait quelque chose. Après avoir grandi à Saint-Maur-des-Fossés et à Créteil, l'humoriste s'est installé volontairement dans ce coin de Paris. Et c'est avec beaucoup d'humour qu'il le décrivait dans son spectacle Aime-moi si tu peux.
"Je suis vraiment un parigot", confiait celui que les téléspectateurs ont pu voir dans les Loups-Garous auprès de Panayotis Pascot. Fary a ensuite résumé son quartier de coeur en des termes pas franchement chaleureux. "Pour ceux qui ne voient pas du tout, c’est vraiment Strasbourg et Saint-Denis, le mélange de deux des pires endroits en France. Des bobos, des cailleries, des gens qui vendent à-même le trottoir de la coriandre et une basket", plaisantait-il.
"Moi, j’ai choisi d’habiter là-bas. Ce n’est pas par défaut ! Justement parce que ça m’a un peu fait penser au quartier dans lequel j’ai grandi qui est cosmopolite, très solidaire où tout le monde se connaissait", ajoutait Fary sur scène. Attaché à ce quartier dont il se moque volontiers, il digressait allègrement sur la population parfois étrange qu'on peut y croiser, "des nouveaux fous toutes les semaines" avec "de la folie qui te dépasse".
Dans le Xe arrondissement de Paris, celui qui s'est notamment fait connaître dans On ne demande qu'à en rire a sûrement retrouvé l'ambiance de sa ville d'enfance. "J’ai grandi dans un milieu très modeste. À l’inverse de ce qu’on pourrait croire quand on n’est pas dedans, il y a beaucoup plus d’entraide, de solidarité que de vols. Chez moi, c’est chez toi : c’est un truc que tu apprends, l’idée que l’autre, c’est un peu toi", disait-il au Parisien.
"De l’autre côté, au lycée, j’avais des amis plus bourgeois, plus aisés, ça m’a appris à être ouvert d’esprit. Je ne vais juger ni les uns ni les autres. Pouvoir être entre les deux, c’est la plus grande chance que j’ai pu avoir", affirmait Fary au quotidien. Aux Échos, l'humoriste de 34 ans disait ne pas toujours avoir adoré la Ville Lumière. "Je n'aime Paris que depuis que j'ai commencé à sortir la nuit, racontait-il. Les milieux sociaux qui se croisent, les cultures différentes, le système de vivre-ensemble qui est étonnant : c'est le mélange de la banlieue, de l'esthétisme, du multiculturalisme. Une belle mixtape."
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