Pour le jour de son mariage, on a tendance à vouloir que tout soit parfait. De la décoration au repas en passant par les activités, les discours ou encore les tenues, rien n’est laissé au hasard par ceux qui s’apprêtent à se dire oui pour la vie. Et autant dire que pour les passages à l’église, on souhaite également la présence d’une personne irréprochable. Néanmoins, comme le dit si bien le proverbe “L’habit ne fait pas le moine” et le prêtre Guy Gilbert est le meilleur exemple à donner dans ce cas de figure.
Dans son édition de ce mercredi 6 août, le journal Nice Matin accorde toute une page à celui qui se fait surnommer le "prêtre des loubards". La raison de ce sobriquet ? “Il le doit aux années 70 où, vêtu de son célèbre blouson de cuir noir, il parcourait au guidon de sa moto le 19e arrondissement de Paris pour aider les jeunes délinquants livrés à eux-mêmes dans la rue.”
Cette apparence physique, loin de celle que les curés traditionnels affichent, n’effraie pas ceux qui croisent son chemin. C’est peut-être même grâce à cette démarcation qu’il a été sollicité par de nombreux stars pour couronner leur amour devant Dieu : “J’ai été sollicité par Jamel Debbouze qui voulait que je l’unisse à sa femme, la journaliste Mélissa Theuriau, en 2008. C’est le cas aussi pour le chanteur Stromae qui m’a contacté et je l’ai marié à la styliste Coralie Barbier en 2015” confie-t-il dans le quotidien Nice Matin.
Et ce n’est pas tout. Au-delà d’avoir marié l’humoriste et la star belge de la chanson, une famille princière a également fait appel à ses services : “J’ai marié aussi le prince Laurent de Belgique et la princesse Claire, à la demande de sa mère, la reine Paola, qui était venue me solliciter en Rolls-Royce dans mon HLM parce que sa femme de compagnie avait lu l’un de mes livres. Et ensuite, j’ai baptisé leurs trois enfants.” C’est d’ailleurs aussi à lui que l’on doit l’encensement du cercueil de Johnny Hallyday lors de ses obsèques. Un lien que l’on comprend déjà un peu plus.
Mais ne vous fiez donc pas aux apparences. Le prêtre des loubards est loin de l’image que le surnom peut renvoyer. Le coeur sur la main, il est toujours le premier à venir en aide aux autres et ses actions l’ont d’ailleurs prouvé. Il a d’ailleurs écrit “cinquante bouquins pour raconter [son] engagement d’éducateur et pour dénoncer la mauvaise considération des loubards souvent traités de ‘sales merdes’.” Il a d’ailleurs fondé en 1974 la Bergerie de Faucon, un lieu dans lequel chaque année, une dizaine de jeunes en grande difficulté viennent pour tenter de se réinsérer par la médiation animale.
player2
player2
player2
player2
player2