Si Audrey Fleurot renvoie l'image d'une femme d'action d'une assurance folle à l'écran, l'arrivée dans la vie de ses deux beaux-enfants n'a pas été un long fleuve tranquille. Car l'actrice est la belle-mère des deux premiers enfants de son compagnon, le réalisateur Djibril Glissant.
Interrogée par Télé Loisirs sur cette étape cruciale qui a précédé la naissance de son propre fils, Lou, né en 2015, elle avoue d'emblée : "J'ai fait un saut dans la maternité assez abrupt". Trouver sa place face à des enfants qui ont déjà un vécu exige de la patience, comme elle l'explique avec beaucoup de justesse. "C'est particulier quand vous n'êtes pas là depuis le début. Il faut un certain temps pour savoir où se placer".
Un exercice d'équilibriste qui génère une pression immense : "Le rôle de belle-mère est plus difficile que celui de mère. On a davantage peur de faire des erreurs, de mal s'y prendre qu'avec son propre enfant". Paradoxalement, donner naissance à son petit Lou l'a libérée d'un poids : "Avec Lou, j'ai plus de facilité à prendre mes responsabilités et à me dire que si je me plante, c'est ma faute. J'ai l'impression que ça m'angoisse moins".
On a l'impression de ne pas tout faire très bien
Une fois les angoisses de belle-mère apaisées, reste le défi du quotidien : comment élever trois enfants quand on enchaîne les tournages ? Sur ce point, Audrey Fleurot refuse de s'inventer une vie parfaite et partage le sentiment de culpabilité de millions de mamans actives. "Ce n'est pas facile du tout, comme pour tant de femmes. On essaie d'être sur tous les fronts. On a l'impression de ne pas tout faire très bien", reconnaît-elle. Pour pallier son absence lors d'un emploi du temps particulièrement chargé cette année, la comédienne a d'ailleurs pris une décision radicale en transformant son petit dernier en véritable globe-trotteur : "Cette année, c'était assez particulier dans la mesure où comme je n'étais pas beaucoup là, j'ai emmené mon fils sur mes tournages à Malte, Prague, et à La Réunion".
Malgré les voyages et l'omniprésence médiatique, l'actrice met un point d'honneur à garder les pieds sur terre. Ayant elle-même reçu l'éducation de parents n'appartenant pas au milieu du cinéma, elle tient à inculquer des principes solides à sa tribu : "J'ai un sens de la valeur des choses que j'essaie de transmettre à mes enfants".
Lucide sur le confort financier dont ils bénéficient aujourd'hui, elle précise qu'"ils n'ont pas la vie que j'avais à leur âge, et je n'ai pas envie de les priver". Mais pour la compagne de Djibril Glissant, le vrai bonheur réside dans la simplicité. "Mais je pense que c'est aussi important qu'ils sachent qu'un sandwich triangle sur une aire d'autoroute ou une nuit à la belle étoile, ça peut être super !". Des confidences touchantes qui rappellent que derrière la flamboyante rousse du petit écran, il y a avant tout une mère de famille qui fait de son mieux.
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