Si Nelson Monfort a fait vibrer les Français pendant des décennies au rythme de Roland-Garros ou des Jeux Olympiques, c'est aujourd'hui sous les projecteurs du Festival Off d'Avignon qu'il prend ses quartiers d'été. Spectateur assidu depuis des années, il a décidé de franchir le pas. Et il l'avoue lui-même avec humour dans Le Parisien : "c'est plus facile d'être spectateur qu'acteur".
Mais à Avignon, Nelson ne fait pas les choses à moitié. Il est à l'affiche de deux spectacles, dont un hommage vibrant à Jean Ferrat, Georges Brassens et Charles Trenet. Un projet né de sa plume et pensé pour faire revivre ces légendes. "Ce n'est pas parfait, mais c'est fait avec le cœur", glisse-t-il. Mais ce qui le motive par-dessus tout, c'est la passion : "Ce qui me fait venir à Avignon, c'est l'amour. [...] Le théâtre, c'est l'échange dans la plus belle acception du terme." Et qui dit Nelson Monfort, dit forcément... Philippe Candeloro. Les deux inséparables se retrouvent sur scène dans une comédie au titre évocateur : "Ça patine à Tokyo".
Si Nelson se lance dans la comédie sur le tard, le talent, lui, semble être de famille. Sa fille, Victoria mène en effet une belle carrière d'actrice et vient même de tourner dans la série phénomène de Netflix, Emily in Paris. Une grande fierté pour l'ancien journaliste sportif qui s'amuse de cette inversion des rôles. Lorsqu'on lui demande s'il marche dans les pas de sa fille, sa réponse est sans appel : "Oui, c'est le père qui marche dans les traces de sa fille."
Mais le théâtre n'est pas la seule nouvelle corde à l'arc du septuagénaire. Depuis quelques mois, Nelson Monfort intervient également sur le plateau de CNews. Une collaboration qui a fait couler un peu d'encre, notamment concernant une prétendue "période d'essai". Une rumeur qui le fait beaucoup rire : "Je n'ai rien signé... Et puis j'ai peut-être passé l'âge d'être en période d'essai." Aujourd'hui, il s'y rend à son rythme, une à deux fois par semaine, pour parler sport ou encore politique américaine. Et quant à ceux qui pointent du doigt le positionnement de la chaîne d'information, Nelson Monfort balaie les critiques : "Je n'ai jamais eu le sentiment d'être accueilli sur une chaîne d'extrême droite. Moi, je ne suis pas du tout là-dedans."
À 73 ans, Nelson Monfort semble ainsi plus épanoui que jamais, jonglant entre la scène, la télévision et l'écriture d'un livre sur les phénomènes surnaturels. Et pour lui de résumer cette nouvelle étape de sa vie : "Le téléphone sonne moins, mais mieux."