André Manoukian ne va pas s’ennuyer cet été. Musicien et animateur, il est également organisateur de festival. C’est à lui que l’on doit notamment les Baux Pianos qui se sont déroulés dans les carrières des lumières des Baux-de-Provence ce week-end. Il sera également présent au CosmoJazz festival à Chamonix en Haute-Savoie, avant de se rendre à Luchon en Haute-Garonne du 30 juillet au 2 août pour ce que le quotidien Le Parisien qui a rencontré André Manoukian surnomme “son petit frère”.
S’il dévore la musique de manière insatiable, André Manoukian est aussi un bon vivant et un épicurien qui ne se fait pas prier pour goûter les assiettes. Entre plats favoris, les habitudes avec sa troupe lorsqu’il est en déplacement et la vie à la maison, celui qui a vu Stéphanie et ses fils installés à des kilomètres de lui a mis les lecteurs en appétit.
En véritable amateur de gastronomie française, André Manoukian confesse qu’il y a une région qui le touche particulièrement : l’Auvergne Rhône-Alpes. Et il n’est pas du genre à bouder les plaisirs gustatifs de cette zone qui ne font pas rêver tout le monde : “Je suis lyonnais donc forcément : andouillette, tablier de sapeur, cervelle de canut, cochonnaille… Tout ce qui peut faire hurler les gens civilisés !” Mais ces spécialités ne sont sans doute rien à côté de la cuisine de sa compagne.
Dans cet entretien gourmand, André Manoukian a donné plus de détails quant à sa vie à la maison, évoquant le quotidien avec sa compagne, qui, si elle assure derrière les fourneaux aujourd’hui, était loin d’avoir l’état d’esprit de Philippe Etchebest au départ. En effet, celui qui a partagé la vie de Liane Foly, qui cuisinait beaucoup au début de leur relation, a finalement laissé cette place à sa moitié : “Je faisais des gratins de légumes, des petits plats mijotés. Ma compagne, elle, ouvrait une boîte de cœur de palmier et les mangeait devant la télé !"
Celle qui dévorait donc des repas à même la boîte de conserve a bien changé depuis : “Les rôles se sont inversés. Maintenant, c’est elle qui cuisine. Elle prépare des plats légers et goûteux : des poké bowls, du poulet aux brocolis… Quand elles annonce le plat, on a envie de se suicider, mais quand on le mange, c’est très bon ! Elle est canadienne, mais de parents pieds-noirs, avec quelque chose d’assez espagnol. Elle sait faire la ‘coca’, une sorte de tourte aux poivrons et aux oignons revenus à la méditerranéenne, dans une pâte (qui est à l’huile, pas au beurre). C’est devenu le plat de mes enfants.” Quoi de mieux que des enfants conquis pour flatter l'ego ?