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Marie Drucker et Aline Afanoukoé, le maillon faible des "nouvelles" Victoires...

"J'avais cinq secondes pour faire le trajet, et c'est réussi." Quand Marie Drucker, présentatrice émérite et journaliste appréciée du public, se livre à l'auto-commentaire au bout de quelques minutes d'émission, après un déplacement sur un jingle, on sent déjà que quelque chose ne colle pas, dans ces Victoires de la Musique 2011 rénovées (notre compte-rendu détaillé ici, palmarès intégral ici).

La grand-messe de l'industrie musicale en France a été sujette à refonte sous la houlette des équipes d'Anne Marcassus et de sa société de production DMLSTV, et c'est un véritable spectacle ouvertement inspiré des sensationnels aînés américains, les Grammy Awards, qu'on a promis au public. Une mobilisation de moyens techniques importants et un degré d'exigence dans la mise en scène qui sont bien entendu autant de contraintes et d'aléas sur un direct. En bonne professionnelle de la télé (qu'elle est vraiment, au demeurant !), Marie Drucker aurait dû s'efforcer de dissimuler au maximum les rouages du show afin d'en préserver l'efficacité ; au lieu de cela, elle s'est appliquée à pointer, durant toute la soirée, le processus laborieux sous-tendant l'événement. Louable vis-à-vis de tous ceux qui ont planché sur et pendant cette soirée de 2h30 (un format bien plus digeste qu'auparavant) - et qu'elle n'a pas manqué de féliciter à plusieurs reprises -, a contrario beaucoup moins concernant le produit fini : un tel spectacle ne devient efficace que quand le public cesse de distinguer la machinerie pour ne voir que l'acte, qui lui apparaît alors comme spontané, sans effort.

Attendues au tournant quant à leur contenu et leur proposition visuelle, après les promesses formulées par le nouveau président de la manifestation Thierry Chassagne, ces Victoires ont rempli le contrat du point de vue de la débauche de moyens et des propositions inédites bien senties - tapis rouge, fosse au pied de la scène, double plateau et relais vidéo, etc. En revanche, elles ont péché, malgré une structure générale intéressante (en dépit de moments de style "zapping"), dans leur tonalité globale : manque de rythme, manque d'humour, manque de spontanéité. Un manque en partie imputable au "duo" inédit formé par Marie Drucker et Aline Afanoukoé, une association qui n'a pas fonctionné.

L'auto-promotion, un fonds de commerce navrant

Symptôme de cette incapacité à animer, à emballer les choses, le recours récurrent à l'auto-satisfaction. C'était au public de juger sur pièces l'impact de cette soirée. On se doute que Marie Drucker, trop heureuse d'avoir été bombardée des Victoires de la musique classique aux Victoires grand public, avait à coeur de témoigner sa gratitude. On sait bien que pour DMLSTV, qui succède à Nagui et Air Prod, l'enjeu était de taille et qu'un coup de brosse à reluire pour lustrer le résultat n'a rien de scandaleux. Mais quand ce procédé s'invite dans une part non négligeable des transitions, cela dessert désastreusement le travail effectué, si convaincant soit-il : nul besoin pour Marie Drucker, en plus du cirage de pompes au ministre de la Culture et autres dignitaires, d'en arriver à des extrémités telles que "on peut vous dire que tout le monde a mouillé la chemise" ou "je crois en toute modestie qu'on vous a proposé un très très beau show". Tentative de corruption des jurés, cela peut coûter cher...

Le coup du faire-valoir : tantôt doublon, tantôt électron libre, jamais duo...

Marie Drucker n'est pas une chauffeuse de salle. Ça se saurait. Tout au plus hasardera-t-elle timidement, à deux ou trois reprises, des encouragements ampoulés : "Si vous voulez vous lever et danser, il ne vous sera fait aucun mal !", ou "Vous êtes pas mal quand vous êtes debout et que vous faites la fête. Mais bon, vous faites comme vous voulez." Pas de quoi soulever la main de l'accoudoir pour claquer des doigts. Pas de quoi rock this place.

Ses tentatives de coups d'humour ont dans l'ensemble fait des fours. Ce n'était d'ailleurs pas la portion congrue de son boulot ce 1er mars 2011 : ce rôle-là était dévolu à Aline Afanoukoé, censée être le poil à gratter de l'émission, et le faire-valoir épisodique de sa consoeur. Le problème, c'est que les deux collègues ont rarement semblé sur la même longueur d'ondes. Jamais le charme un peu guindé de Marie Drucker et l'audace parfois limite d'Aline Afanoukoé n'ont pu se combiner pour former les deux côtés d'une même pièce.

Déjà, dans la répartition du travail, c'était palpable : les deux maîtresses de cérémonie étaient par exemple en doublon sur la présentation des invités, Marie Drucker effectuant une annonce en scène, et Aline Afanoukoé livrant en off des mini-portraits pertinents des artistes se produisant. Redondantes, et même pas complémentaires : quand l'une se plante, l'autre n'est pas là. On l'a constaté lors de l'annonce par Marie Drucker de la catégorie Spectacle de l'année au lieu d'un medley pour la Chanson originale de l'année, et à l'inverse, lorsqu'Aline s'est trouvée en difficulté dans ses interviews, un peu paumée et dépendante de ses fiches. Un peu verte mais amuseuse, cette Aline ; allez, c'est le métier qui rentre.

Le fossé entre les deux maîtresses de cérémonie est apparu trop grand : trop de différentiel en termes d'expérience, de style, de mètres aussi (Aline étant souvent dissociée de son binôme pour aller dans la salle). Au final, leurs dialogues, écrits pour la soirée, tombent régulièrement à plat. Comme une pièce de théâtre dont on ne peut dire si elle est bonne ou non : elle est juste au pire mal jouée, au mieux pas rodée.

C'est pas drôle !

Les quelques incursions de Marie Drucker dans la veine comique apparemment dévolue à sa partenaire n'ont pas vraiment fait mouche. Mais même ses efforts pour insuffler un peu de décontraction à son style ont échoué. En témoignent ses incartades étranges et répétées en franglais : "previously on les Victoires de la musique", "alors, on dance ?" - et on vous passe son jeu d'accent sur Oncle Ben's... Sans doute cherchait-elle un effet décalé susceptible de casser son image lisse ? Pas franchement concluant... Le bide le plus retentissant en la matière est son trait d'esprit au moment d'introduire Benjamin Biolay comme légataire désigné de Gainsbourg : jouant avec la formule, dont elle semble très fière, "Initials BB" (pour "la" BB mythique, mais aussi le Benjamin Biolay), un silence de cathédrale lui répond, puis une mécompréhension avec Aline. So sad.

Marie Drucker exclusivement à la manoeuvre, presque en solo au final, Aline Afanoukoé avait le champ libre pour dynamiter un peu l'ambiance. Et si son grain de voix, son style franc et décomplexé et l'énergie qu'elle dégage plaidaient en sa faveur, son manque d'expérience flagrant et son humour... discutable ont vite grevé tout espoir de voir quelques sketchs sympathiques. Certaines stars n'ont sûrement pas dû avoir l'habitude de se faire bousculer comme cela, à l'image de Christophe Maé, venu en smoking et reparti bredouille après un show méritant, qui s'est fait chambrer dans les escaliers du Palais des Congrès : "Je suis beaucoup plus grande que vous, Christophe ! Il y a des marches, profitez-en !" Une vanne valable entre potes, quoi. Et que dire de celle-ci, après que Gaëtan Chataigner est venu recevoir la Victoire du clip de l'année, pour La Banane de Philippe Katerine : "J'ai toujours la banane, et je la mange par les deux bouts, c'est bien connu." Celle-là serait peut-être passée comme une lettre à la poste, dans une ambiance rigolarde, avec un binôme plus rompu aux dérapages contrôlés (exemple au hasard : Nagui ?) que Marie Drucker. Ou pas.

Individuellement discutables, collectivement inexistantes, Marie Drucker et Aline Afanoukoé ont certes tenu le fil de la cérémonie des Victoires de la Musique 2011, mais n'y avait-il rien de mieux à espérer au vu des efforts déployés sur scène ? Qu'on appelle Antoine de Caunes !

Guillaume Joffroy

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